Sony A7 V : Ce qu’en pense la presse spécialisée
Le retour du généraliste qui ne sait plus trop ce qu’il est
Ah, le Sony A7 V. La cinquième génération d’un appareil qui, en 2013, avait fait trembler le monde de la photographie en fourrant un capteur plein format dans un boîtier de la taille d’un sandwich. Aujourd’hui, en 2025, Sony revient avec une bête qui souffre d’une “crise d’identité bénie” comme le dit Digital Camera World. Et franchement, ils n’ont pas tort.
Parce que voilà : l’A7 V veut tout faire. Photos, vidéo, action, portraits, rafales à 30 images par seconde… C’est le photographe qui change de genre plus vite qu’un caméléon dans un magasin de peinture. Sauf que maintenant, on ne sait plus trop si c’est un appareil d’entrée de gamme ou un outil pro déguisé.
Les avantages : quand Sony sort le grand jeu
Le capteur qui a appris à lire (vite)
Le nouveau capteur de 33 mégapixels “partiellement empilé” est la vedette du spectacle. Ce capteur offre des vitesses de lecture beaucoup plus rapides que les capteurs traditionnels selon Fstoppers. Résultat ? Fini l’effet “gelée” (ou “jello effect” pour les anglophones) où votre sujet ressemble à une nouille chinoise en mouvement. Même en photographiant un enfant qui balance un râteau, le râteau reste droit sans distorsion.
30 fps avec des RAW 14-bit : le mode mitraillette civilisé
Contrairement au Canon R6 Mark III qui plafonne à 12-bit en mode rapide, le Sony A7 V tire à 30 fps avec des fichiers RAW 14-bit, offrant environ 1 à 1.5 stops de plage dynamique supplémentaire comme le note Canon Rumors. C’est comme avoir le gâteau ET pouvoir le manger en mode rafale.
L’autofocus dopé à l’IA
Le nouveau processeur Bionz XR2 intègre une puce IA dans une seule unité, une première pour les appareils Sony Alpha selon PetaPixel. Cette fusion technologique améliore non seulement l’autofocus, mais aussi la balance des blancs et l’exposition. Le système d’autofocus effectue maintenant 60 calculs par seconde d’après DPReview. Vos sujets peuvent se planquer derrière un arbre, l’appareil les retrouvera comme un limier obstiné.
L’écran qui fait tout
L’écran articulé offre à la fois une vue latérale pour la vidéo et un écran inclinable pour la photo explique TechRadar. Pourquoi choisir entre un écran rabattable ou inclinable quand on peut avoir les deux ? Sony a enfin compris.
Autonomie de marathonien
La batterie est évaluée à environ 630 prises de vue avec le viseur et 750 avec l’écran arrière rapporte PetaPixel. Et en usage réel ? Certains photographes ont tenu une journée entière de mariage avec seulement deux batteries selon Keith Knittel. Pas mal pour un appareil qui fait tout.
La plage dynamique qui impressionne
Avec 16 stops de plage dynamique promis selon Fstoppers, le A7 V vous permet de sauver des ombres que vous pensiez perdues à jamais. Parfait pour ceux qui shootent dans des conditions d’éclairage aussi subtiles qu’un combat de boxe.
Les inconvénients : quand la polyvalence rencontre ses limites
Le drame des objectifs tiers
Attention, gros problème à l’horizon. L’autofocus du A7 V est largement inefficace avec les objectifs tiers chinois comme Viltrox selon The Phoblographer, qui va jusqu’à donner 2 étoiles sur 5 à l’appareil à cause de ce problème. Vous avez économisé sur des objectifs Viltrox ou Laowa ? Mauvaise nouvelle : ils risquent de ne pas fonctionner correctement. Sony semble avoir fait un virage à la Canon, et les photographes amateurs qui visent ces objectifs abordables risquent d’être déçus.
ISO élevés : la déception 2025
Les performances ISO au-dessus de 6400 sont décevantes pour un appareil plein format de 2025 d’après plusieurs utilisateurs sur DPReview. Certains affirment même que l’A7R V (61 mégapixels) fait mieux en basses lumières. Ironique, non ?
Vidéo : les omissions qui piquent
Pour un appareil hybride de 2025, les limitations vidéo sont frustrantes. L’absence de 6K et d’Open Gate sont les plus gros défauts empêchant le A7 V d’être un véritable hybride tout-genre constate Digital Camera World. Pas de formats vidéo RAW disponibles ajoute Canon Rumors. Et pendant ce temps, la concurrence se la joue Netflix avec des specs vidéo bien plus généreuses.
Le crop vidéo qui fait mal
Le mode 4K 120fps nécessite un crop de 1.5x note Canon Rumors. Votre objectif 24mm devient un 36mm. Pratique pour filmer des fourmis, moins pour les grands espaces.
Design : le syndrome du petit doigt
La prise en main laisse le petit doigt dans le vide pour les grandes mains selon Digital Camera World. Un détail ? Pas quand vous shootez toute la journée. Certains auraient préféré la nouvelle ergonomie de l’A9 III.
Surchauffe en 8K
Si vous rêvez de tourner en 8K, l’appareil surchauffe après une heure d’enregistrement en 8K rapporte Keith Knittel. Et le rolling shutter est assez prononcé. L’illimité en 4K, par contre, fonctionne sans broncher.
Prix : plus “pro” que “prosumer”
Proposé à 2 999 € chez Sony, le positionnement tarifaire rivalise avec le Canon EOS R6 Mark III d’après TechRadar. Pour un appareil censé être “d’entrée de gamme” dans la gamme Sony, ça pique un peu le portefeuille.
Le verdict sans filtre
Le Sony A7 V est un peu comme ce collègue qui veut organiser le pot de départ, la présentation PowerPoint ET le karaoké d’entreprise : il fait beaucoup de choses, et plutôt bien… mais pas au point de dominer chaque catégorie.
L’appareil atteint la barre actuelle plutôt que de la relever résume parfaitement DPReview. C’est un excellent choix si vous êtes déjà dans l’écosystème Sony et que vous utilisez des objectifs officiels. Mais si vous comptez sur des objectifs tiers abordables ou si vous êtes vidéaste exigeant, il y a matière à réfléchir.
En bref : c’est le couteau suisse de la photo… tant que vous n’essayez pas de déboucher votre vin avec un objectif Viltrox.
Sources citées
- DPReview: Sony a7 V review
- The Phoblographer: Sony a7V Review: Skip it Until This is Fixed
- Fstoppers: A Week in Aruba With the Sony a7 V
- TechRadar: Sony A7 V review
- Canon Rumors: How Does the Sony A7 V Stack Up to the R6 Mark III
- Digital Camera World: Sony A7 V hands-on review
- PetaPixel: Sony a7 V Review: Don’t Call It a Comeback
- Keith Knittel: Sony A7R V Review After 6 Months
