TEST – Xiaomi Redmi 5 : La qualité à petit prix, c’est possible ?

Quel est le prix que vous jugez raisonnable pour un bon Smartphone ?  400 ? 500 ? 600 euros ? Plus si vous aimez les pommes !? Personnellement, j’ai du mal à imaginer dépenser plus de 200 € pour un produit ayant une si courte durée de vie (programmée par les fabricants via les mises à jour de leur OS) et risquant tant de choses chaque jour (griffé, brisé, coulé dans le wc, volé, …). Si, en plus, c’est pour un ado voulant ne pas se taper la honte en le sortant devant les copains, les choix sont difficiles. Enfin, « difficiles », c’était avant la sortie du Xiaomi Redmi 5…

Out of the box

Cela fait près d’un an que je n’ai pas testé un nouveau téléphone et je retrouvais le plaisir de déballer un smartphone, impatient de découvrir ce que les constructeurs avaient désormais décidé d’inclure dans leur box. Le mobile est ce qui attire de suite le regard. Propre et élégant, il tient bien dans la main, bien que j’aie toujours l’impression que l’arrière est raté avec cet « œil » de la caméra qui déborde de la coque, lui donnant des aspérités désagréables.

Mais c’est devenu courant et j’essaie de m’y faire. Heureusement, je n’aurai pas à passer mes doigts dessus longtemps, le constructeur ayant eu la bonne idée de fournir une coque de protection. Elle est sobre mais super fonctionnelle et elle habille immédiatement le téléphone portable. Je regretterai que le chargeur soit en deux parties, un adaptateur devant être ajouté pour qu’elle puisse rentrer dans nos prises belges. Je trouve toujours cela un tantinet dangereux, peut-être à tort, devant pincer le bout du chargeur pour ne pas en laisser la moitié dans la prise lorsque je l’en sors.

Premier pas

Après l’allumage et les configurations habituelles, je me rends compte qu’il a récupéré les informations de mon précédent mobile, déjà un Xiaomi, m’étant reconnecté à mon compte sur leur plateforme. J’aime ce genre d’attention, bien que certains regretteront certainement de se sentir fliqué ou que rien ne disparaît jamais du net, mais j’avoue personnellement que cela me fait gagner du temps de configuration alors « Merci Xiaomi ».

Je retrouve les options d’habillage via les thèmes chers à Xiaomi et me fais plaisir en changeant couramment  ceux-ci, me donnant ainsi l’impression d’un nouveau appareil chaque semaine. J’aime cette option toute simple mais bien léchée.

Je fais le tour des options, télécharge rapidement quelques applications clés pour vérifier la capacité de réaction de l’appareil et fonce m’amuser avec le téléphone. Comme un gosse, je fais des photos de tout et de n’importe quoi, me rendant compte rapidement de quelques trucs. La qualité de l’image est superbe et les options dans les prises de vue vont de fun à indispensables. Des modifications de la lumière, des effets jumeaux, des panoramas, quel plaisir !

La route est belle

A l’usage, le Xiaomi est vraiment très agréable. Le volume d’écran utilisé est important (près de 75 %) et permet un bon accès aux icônes, répondant au doigt et à l’œil à toutes mes sollicitations. Jusqu’ici, je n’utilisais pas les différentes options existantes de reconnaissance digitale. Trop mal placée, trop peu sensible, trop risquée… Mais cela c’était avant ce Xiaomi ! Placé sous la caméra arrière, je peux déverrouiller le mobile d’une main, sans devoir passer 2-3 fois mon doigt sur le capteur. Je ne veux plus que cela pour mes autres cellulaires !

Son temps de réponse pour les différents jeux gourmands testés est plus que bonne, ne souffrant que de rares dérapages à peine visibles. Comme souvent, d’une marque à l’autre, les options de raccourcis varient. Dans ce modèle, c’est celle permettant rapidement de vider la mémoire qui m’aura le plus intéressé, aimant d’un coup de doigt libérer les applications et préserver la durée de vie sans recharge. Malgré un usage courant, je passe 2 à 3 jours sans repasser par une prise murale et c’est toujours très plaisant, même si je me doute que cela ne vaut que dans les premiers mois.

Le seul problème que j’ai trouvé se situe lors de la fermeture de l’appareil où il fait un écran noir tout en laissant une ligne avec les icône de base. Ce n’est pas systématique et je re-force la fermeture pour y arriver, mais on se doute que la surcouche MIUI 9 sur l’Androïd Nougat rentre parfois en conflit.

Avez-vous déjà eu le problème d’avoir une information située sur une « page » ou application de votre mobile mais que vous devez utiliser sur une autre application ? Moi cela m’arrive souvent, recevant dans un mail ou SMS les informations de paiement pour les scouts ou ma facture de mobile, devant faire des aller-retours vers mon application de paiement pour y placer les informations de virement car j’ai la flemme de prendre un crayon et de reporter le tout sur papier ! Et bien avec le Xiaomi, c’est fini ! Je peux rapidement séparer l’écran en deux, chaque partie affichant son application et hop c’est recopié. Le pied !

Pour les tests, j’ai fait appel à mon ado…rable garçon, qui a d’autres usages que moi, afin de confirmer mes impressions positives. Mais vous savez ce que c’est que de partager un mobile avec un enfant pubère en pleine explosion d’hormones ! Il ne fallait pas que je voie ce qu’il écrit et à qui (quand on drague la fille de mon témoin de mariage, on fait cela discrètement vous comprenez)… Magie, le Xiaomi possède une fonction « second espace », qui permet d’avoir une deuxième session sur son smartphone, avec sa propre lecture d’empreinte. Comme on peut placer deux cartes SIM, la séparation est totale et effective, les secrets seront bien gardés.

Une dernière petite option sympa, pour éviter que votre smartphone ne vibre toute la nuit à chaque notification, c’est la possibilité de lui donner une heure à laquelle s’éteindre tout seul. Cela permet d’associer tranquillité et économie d’énergie.

Côté technique

Il tourne sous Android 7.0 (communément appelé Nougat), mais on n’en voit que la surcouche que Xiaomi y place avec son MIUI9 et peut contenir deux cartes sim nano, si l’on fait l’impasse sur l’extension de mémoire pas vraiment obligatoire. Avec ses 3 Go de RAM, il a de quoi répondre à vos attentes.

Son écran de 5,7 pouces et a une résolution de 1440 x 720, ce qui est étrangement un peu plus et un peu moins que le Xiaomi Redmi 4. Un plus grand écran et moins de pixels. On pourrait penser qu’il s’agisse d’un retour en arrière, mais la raison est plus logique. Une résolution réduite signifie une moindre consommation et permet de limiter la taille de la batterie. Ainsi, le Redmi 5 est plus fin de 1,2 mm que la version 4 (7,7 mm contre 8,9 mm). Cela explique la meilleure prise en main du smartphone.

Les photos sont prises en 12 MPixels à l’arrière et 5 MPixels en façade. C’est étonnant, car la norme actuelle semble être de 13 MPixels en arrière. Pourtant la qualité des photos est supérieure à la version 4, disposant d’un meilleur piqué et le rendu des couleurs est supérieur.

C’est un appareil 8 cœurs (Octo core) de 1,8 Ghz qui est un peu en deçà des 10 ou 12 cœurs que l’on peut trouver… pour 2 à trois fois le prix bien sûr. Ici c’est en harmonie avec le reste et aucun moment de ralentissement n’a été remarqué. Il faut dire qu’avec son système intégré de nettoyage de la mémoire, vous n’aurez plus aucune excuse pour garder ouvert une vingtaine d’application mortes en simultané.

Un stockage de 32 GB est amplement suffisant, mais je regretterai la restriction des formats reconnus par le smartphone. Seul le MP4 est lu en format vidéo et le MP3 en audio. C’est peu pour celui qui utilise son appareil comme écran déporté, mais je suis certain que cela est suffisant pour la majorité d’entre nous, n’utilisant que peu ou prou son mobile pour cela. Il faut dire qu’aujourd’hui, avec l’explosion des offres Netflix ou Prime Video (Amazon), combiné à l’offre data en hausse, on place moins de vidéos fixes pour privilégier la lecture directe.

Pour la 4G, on retrouve les fréquences communes (FDD B3 ou 1800 et B7 ou 2600), mais pas la B20 ou 800 utilisée depuis 2013. Cela ne pose pas de gros soucis, ayant trouvé du réseau partout, mais c’est toujours bon de se le rappeler. C’est d’ailleurs un des manques courants des téléphones chinois qui n’ont pas encore compris qu’une porte leur est grande ouverte sur l’Europe avec leurs produits compétitifs. C’est d’autant plus étonnant que j’apprends que Xiaomi serait en passe d’ouvrir un magasin en région parisienne, premier pont vers la vente directe en France.

Mais c’est le prix qui étonne le plus, car pour 125 € (version 3Go/32Go) chez Gearbest, c’est à vous laisser la bouche béante. A noter, une version 2Go de RAM et 16 Go de stockage est disponible pour à peine 90€, toujours chez Gearbest, avec le code FR18411001 !