Quand ECOVACS m’a proposé de tester son nouveau DEEBOT T90 MAX PRO OMNI, je n’ai pas hésité une seconde. J’étais vraiment impatiente de le recevoir et surtout de pouvoir enfin le tester à la maison.
Il faut dire que ce nouveau robot avait tout pour attiser ma curiosité. Et quand on n’est pas particulièrement fan de ménage, l’idée de tester un appareil qui promet de s’en charger à notre place a forcément de quoi séduire !
Le nouveau venu de la gamme DEEBOT arrivait avec de sacrées promesses qui font rêver. À la maison, j’ai un aspirateur balai, et un robot Rowenta Explorer Série 40, dont je ne suis franchement pas satisfaite sur plusieurs points : puissance d’aspiration, évitement des obstacles et le système de navigation.
On ne peut évidemment pas comparer l’incomparable, mon Rowenta appartient à une génération de robots bien plus ancienne et la technologie a énormément évolué depuis.
Mais le problème, c’est que lorsqu’il n’arrive pas à atteindre certains recoins ou qu’il me laisse des zones à nettoyer, je n’ai pas vraiment le choix : je sors mon aspirateur balai et je repasse derrière lui. Et autant vous dire que je l’utilise souvent.
Moi qui, contrairement à certaines personnes qui adorent passer l’aspirateur parce que ça les détend (coucou Fabienne !) ne trouve absolument rien de relaxant à faire le ménage, j’avoue que la perspective d’un robot capable de vraiment s’en charger à ma place me séduit particulièrement.
C’est donc avec grande impatience que j’attendais ce robot.
Avec sa fiche technique, le DEEBOT T90 MAX PRO OMNI donne presque envie de lui confier directement les clés de la maison : une puissance d’aspirateur de 40 000 Pa (digne des aspirateurs très haut de gamme), la détection ultrasonique des tapis, un système anti-emmêlement des cheveux, une navigation 3D et sa station totalement autonome.
Bref, il semble avoir tout pour me faire oublier mon vieux compagnon de ménage… et surtout m’éviter de devoir prendre le relais avec mon aspirateur balai.
Mais entre les promesses marketing et la réalité du quotidien, il y a parfois un monde.
Alors, pendant plusieurs jours, je l’ai laissé circuler dans mon appartement. Je l’ai confronté à mes tapis, mes cheveux, mon parquet, mes rideaux, mon étendoir à linge et même à quelques pièges maison soigneusement préparés.
Parce qu’un robot qui se contente de faire joli dans son coin, ou qui nécessite que je reste derrière lui pour vérifier qu’il ne se bloque pas toutes les cinq minutes comme mon Rowenta, très peu pour moi.
La vraie question est donc simple : est-ce que ce DEEBOT T90 MAX PRO OMNI peut réellement me faire gagner du temps au quotidien ?
Avant de rentrer dans le vif du sujet, un petit détour par la marque s’impose.
Si son nom ne vous vient pas spontanément en tête face aux géants que l’on croise dans les rayons de nos supermarchés ou des magasins d’électroménager, ECOVACS n’est pourtant pas un nouveau venu. L’entreprise travaille dans la robotique domestique depuis plus de 27 ans et ses produits sont aujourd’hui disponibles dans plus de 170 pays. Sa philosophie tient en trois mots : « Robotics for All », autrement dit, la robotique pour tous.
Et c’est précisément ce que la marque cherche à faire avec ce DEEBOT T90 MAX PRO OMNI, présenté à l’IFA de Berlin ce 3 septembre : proposer des technologies habituellement réservées aux modèles très haut de gamme dépassant parfois les 1000 €, dans un appareil qui reste relativement accessible, le robot étant vendu à 599 € (avec un prix de lancement de 549 € jusqu’au 23 septembre).
Reste maintenant à savoir si tout cela fonctionne réellement une fois le robot lâché. Une chose est sûre : je n’ai jamais été aussi impatiente de faire le ménage !
Pour l’installation et la mise en route, ECOVACS fournit un gros manuel d’une bonne centaine de pages… qui compte finalement seulement une quinzaine de pages en français (ouf).
Mais entre nous, qui lit encore un mode d’emploi avant d’allumer un nouvel appareil ? Pas Nico, que je dois toujours engueuler rappeler à l’ordre, parce qu’il finit invariablement par revenir au manuel pour chercher « le petit détail qu’il ne comprend pas ».
Heureusement, ECOVACS a pensé aux gens comme lui et fournit également un Quick Start Guide qui tient sur une seule page. On y retrouve l’essentiel : les consignes de sécurité, les étapes de montage de la station et la procédure pour connecter le robot à l’application ECOVACS HOME. Pas besoin de se taper cent pages (ou même 15) avant de pouvoir lancer son premier coup d’aspirateur.
Avant même de lancer la machine, j’examine le DEEBOT T90 MAX PRO OMNI sous toutes ses coutures. En retournant le robot, je découvre une véritable petite usine à capteurs et à brosses. Ma curiosité prend immédiatement le dessus et je me plonge finalement dans le « gros » manuel pour comprendre ce que j’ai sous les yeux.
Je découvre notamment quatre capteurs anti-chute. Dans mon appartement sur un seul niveau ils ne vont pas révolutionner mon quotidien, mais si vous avez des escaliers chez vous, c’est évidemment un vrai gage de sécurité.
Le DEEBOT T90 MAX PRO OMNI dispose également d’un capteur ultrasonique dédié à la détection des tapis, ainsi que de toute une panoplie de capteurs pour éviter les collisions et suivre les contours. Je vous reparlerai évidemment de tout ce petit monde un peu plus loin.
Mais la vraie surprise arrive à l’allumage. Le robot s’est mis à me parler. Enfin… “elle” s’est mise à me parler. Une voix légèrement robotique, mais finalement plutôt agréable, en anglais. Et que l’on peut évidemment modifier par la suite.
Et elle est particulièrement polie avec ça ! Comme je n’avais pas encore terminé l’appairage avec l’application ni lancé la cartographie de mon appartement, elle me l’a gentiment signalé avant de m’expliquer qu’elle allait d’abord effectuer un petit tour de reconnaissance avant de commencer le nettoyage.
On est donc déjà sur une relation beaucoup plus civilisée que celle que j’entretiens habituellement avec mon aspirateur balais.
Côté design, le DEEBOT T90 MAX PRO OMNI joue clairement la carte de la sobriété, aussi bien pour le robot que pour sa station. Et c’est une bonne chose. Parce que lorsqu’on accueille un appareil qui va rester en permanence dans une pièce de vie, j’ai assez peu envie d’avoir l’impression d’avoir installé une énorme machine industrielle dans mon salon.
La vraie force du design du robot réside dans son format ultra-plat de seulement 9,5 cm de hauteur. Il se faufile ainsi sans broncher sous la majorité des meubles, canapés et lits à profil bas. Mais il est capable de franchir des obstacles jusqu’à 20 mm, ce qui lui permet de passer les seuils de portes ou les tapis un peu épais sans transformer chaque changement de niveau en expédition.
Et puis il y a la station OMNI. Pour une station tout-en-un qui rassemble les bacs d’eau propre (4L) et d’eau usée (2,2L) ainsi que le sac à poussière, l’ensemble reste plutôt bien pensé. Elle mesure 3,8 x 28 x 47 cm, ce n’est évidemment pas petit, et on est forcément très loin du simple support mural d’un aspirateur balai, mais compte tenu de tout ce qu’elle embarque, je trouve ses dimensions relativement contenues.
Son design est sobre, épuré et suffisamment discret pour s’intégrer facilement dans une pièce de vie sans massacrer la déco.
Évidemment, il faudra lui prévoir une vraie place au sol, contre un mur, mais une fois installée, elle devient littéralement le centre de maintenance du robot.
Bon, maintenant que les présentations matérielles sont faites, passons aux choses sérieuses. L’application ECOVACS HOME qui est … extrêmement complète.
Et quand je dis complète, je veux dire qu’elle propose tellement de réglages que je pense immédiatement à ma « pauvre » maman (74 ans) qui serait probablement complètement perdue devant toutes les options. La bonne nouvelle, c’est qu’une fois le mapping et les réglages effectués, on n’a pas besoin de retourner dedans toutes les cinq minutes. Mais aussi, ECOVACS propose un mode simplifié particulièrement bien pensé : interface épurée, icônes plus grosses, textes agrandis… bref, l’essentiel sans devoir devenir ingénieur en robotique domestique.
Le DEEBOT T90 MAX PRO OMNI utilise une tourelle dToF LiDAR à 190° pour cartographier le logement rapidement et précisément. C’est en gros un “super-œil” laser qui lui permet de voir très loin, d’anticiper les petits obstacles (comme des câbles ou des chaussettes) avec une précision millimétrique, et de cartographier une pièce en quelques secondes, même dans l’obscurité.
La carte peut fonctionner en 2D ou en 3D, gérer plusieurs étages et identifier automatiquement les pièces. On peut ensuite personnaliser son logement (cuisine, salle à manger, salon, couloir, chambre…), mais on peut également ajouter du mobilier (lits, canapés ou des tables) et identifier les tapis grâce à un hachurage spécifique.
Pour un nettoyage ponctuel, il est très simple de sélectionner une zone personnalisée ou des moments de référence (après le repas par exemple) et de lancer un nettoyage ciblé.
L’historique est particulièrement complet : durée du nettoyage, surface en m², heures de passage par pièce ou encore détection automatique de nouvelles zones. Quand vous n’êtes pas présent lors du passage du robot, c’est quand même sympa de voir qu’il a bien travaillé pendant que vous faisiez autre chose.
Si vous lancez le premier scan alors que toutes les portes ne sont pas encore ouvertes ou que vous avez volontairement limité l’accès à certaines zones, la gestion de la carte peut ensuite devenir un peu déroutante.
Dans mon cas, j’avais volontairement limité l’accès du robot lors du premier scan afin de tester seulement trois zones prioritaires pour voir comment il se débrouillait, dans le salon, hall et cuisine.
Lorsque j’ai ensuite voulu réintégrer les autres pièces de l’appartement, la manipulation était nettement moins intuitive. Ajouter des pièces reste faisable, mais les réintégrer parfaitement dans le plan, renommer les espaces ou réaffecter le bon type de sol (carrelage, parquet, …) demande parfois de fouiller un peu dans les menus (et là, je repense à ma chère maman). Alors comme nous l’a conseillé un représentant de la marque lors de la présentation à l’IFA, il vaut mieux ne pas essayer de modifier le plan, et relancer le robot pour qu’il adapte lui-même ce qu’il a déjà scanné. Et ça fonctionne effectivement assez bien.
Là, ça devient vraiment intéressant. Vous pouvez personnaliser quasiment tout. Trois grands modes de nettoyage sont proposés : aspiration seule, aspiration + serpillière ou serpillière après aspiration
On peut ensuite régler la puissance d’aspiration, le débit d’eau et le nombre de passages, selon les besoins.
Il est également possible de définir précisément l’ordre de nettoyage. Par exemple : commencer par les chambres, puis terminer par la cuisine et l’entrée, qui sont généralement un peu plus sales.
Pour les tapis, on peut demander de privilégier l’aspiration à sec avant le lavage des sols durs, choisir un nettoyage spécifique en zigzag ou encore régler la sensibilité de détection entre Standard et Haute sensibilité pour les tapis très fins.
Le système propose également :
J’en passe, mais vous l’avez compris, si vous aimez régler votre robot aux petits oignons, vous allez vous amuser. Si vous cherchez simplement un bouton « ON » et basta… vous risquez de trouver tout cela un peu intimidant. Maintenant qu’on a fait le tour des possibilités via l’application, place au test concret.
Chez moi, ce n’est jamais vraiment très sale, on enlève systématiquement nos chaussures en rentrant et on n’a pas d’animaux de compagnie. Mais au quotidien, il y a bien évidemment la poussière, les miettes sous la table après les repas et les éclats de chips lors de nos apéros et soirées cinéma avec les enfants.
Alors quand j’ai vu cette promesse de 40 000 Pa en puissance maximale avec la technologie BLAST, je me suis demandé comment j’allais bien pouvoir vérifier ça de manière crédible.
L’IA m’a évidemment proposé toutes sortes d’idées farfelues, comme enfoncer du marc de café ou de la litière pour chat dans un tapis. Je n’ai pas de chat et je n’avais surtout aucune envie de sacrifier mon tapis au nom de la science. J’ai donc choisi quelque chose de beaucoup plus réaliste : des grains de riz pour les débris lourds et de la farine volontairement coincée dans les interstices de mon parquet.
En mode Standard, le robot a déjà réussi à éliminer la farine des joints de mon parquet de manière franchement convaincante. Et pour les petits débris qui se trouve sur le sol, la brosse latérale fait très bien son travail en les ramenant vers le centre au lieu de les envoyer valser dans tous les coins de la pièce (mon Rowenta a vraiment du souci à se faire).
Sur mon tapis à poils plus longs, le mode Max s’est révélé idéal et à éliminer (très) facilement les saletés que j’y avais incrusté. J’ai aussi beaucoup apprécié le fait que le robot détecte automatiquement le tapis grâce à ses capteurs ultrasoniques pour déclencher son boost d’aspiration. Pas besoin de faire passer toute la pièce en puissance maximale, et ça, c’est un bonheur pour les oreilles, si vous êtes dans la pièce au moment du ménage.
D’ailleurs lors de la présentation des produits à l’IFA de Berlin, nous avons pu voir qu’une telle aspiration, couplé au boost, pouvait soulever une balle de 25kg, on imagine bien que mon grain de riz n’avait aucune chance.
Même si le système est connu de certains, je voulais vous parler de la technologie de détection ultrasonique utilisée dans ce DEEBOT T90 MAX PRO OMNI. Pour faire simple, pour ceux qui ne connaisse pas (et merci au manuel pour cette petite minute scientifique), le robot émet des ultrasons à 300 kHz sous son châssis. Sur un sol dur, l’onde rebondit, lorsqu’il arrive sur un tapis, la matière absorbe davantage d’énergie et le signal réfléchi devient beaucoup plus faible. Le robot sait donc quasiment instantanément qu’il vient de poser une roue sur un tapis.
C’est utile pour le boost aspiration mais aussi, pour éviter de se retrouver avec un tapis tout mouillé quand on passe la serpillère en même temps. En effet, dès qu’il touche le tapis, le robot relève son rouleau de lavage OZMO ROLLER 3.0 de 15 mm. J’ai testé le système sur mes deux tapis : un à poils très courts et un autre plus dense. Dans les deux cas, le rouleau s’est relevé au bon moment et mes tapis sont ressortis parfaitement secs. J’ai pu observer le mécanisme en direct et je trouve ça vraiment très précis et efficace.
Dans l’application, on peut également demander au robot d’aspirer tous les tapis en premier, avant d’humidifier son rouleau pour passer au lavage des sols durs par la suite. Une sécurité supplémentaire que je trouve vraiment bien pensée si vous avez des tapis délicats et que vous êtes inquiets malgré tout.
S’il y a bien une fonction que j’attendais au tournant, c’est celle-ci. Chez nous, les cheveux longs de ma fille et moi sont une vraie plaie et je ne compte plus le nombre de fois où j’ai dû retourner une brosse, attraper des ciseaux et découper des paquets de cheveux enroulés autour du rouleau.
Autant dire que la promesse de ZeroTangle 4.0 du DEEBOT T90 MAX PRO OMNI avait toute mon attention. J’ai donc volontairement ajouté quelques cheveux au sol et sur mon tapis pour corser un peu le test.
Sous le robot, la brosse principale combine des poils souples et des pales en plastique bleu sculptées en spirale. Cette forme n’est pas simplement là pour faire joli : elle guide les cheveux et les fils vers le centre de la brosse tandis qu’un canal d’air latéral crée un flux d’air dirigé pour les aspirer avant qu’ils aient le temps de s’enrouler autour du rouleau.
Le résultat est impressionnant. Après plusieurs passages intensifs, j’ai retourné le robot pour inspecter sa brosse. Pas un cheveu emmêlé, rien, la brosse était quasiment impeccable. Je ne vais plus devoir sortir mes ciseaux et ça je peux vous dire que c’est un vrai bonheur.
ECOVACS a fait ici un choix assez différent de celui de la majorité des marques : plutôt que de miser sur les traditionnels patins rotatifs, le DEEBOT T90 MAX PRO OMNI embarque un véritable rouleau de nettoyage, l’OZMO ROLLER 3.0.
Et je dois vous avouer que j’étais déjà agréablement surprise lors des tests à la maison, mais à l’IFA, nous avons assisté à une démonstration comparant l’efficacité d’un rouleau lavant à celle des patins classiques utilisés par la plupart des autres robots. Et là, franchement… il n’y a pas photo. La différence de nettoyage était vraiment impressionnante à voir.
Le principe est assez simple : le rouleau mesure 27 cm de long, soit environ 50 % de surface de nettoyage supplémentaire par rapport à un rouleau standard. Il est alimenté en continu par des buses d’aspersion d’eau et tourne jusqu’à 200 tours par minute. Surtout, son système d’auto-nettoyage continu permet de récupérer l’eau sale au fur et à mesure, plutôt que de simplement la redistribuer sur le sol.
Et c’est justement cette combinaison entre le rouleau, l’apport continu d’eau et l’évacuation permanente de l’eau sale qui fait, à mes yeux, toute la différence. Le robot ne se contente pas de passer une lingette humide sur le sol : il lave réellement, avec toujours une partie propre du rouleau en contact avec le sol.
En pratique, j’ai retrouvé cette efficacité à la maison. Il faut évidemment réhumidifier et rincer régulièrement le rouleau, car le réservoir intégré au robot ne fait « que » 110 ml. Lors du nettoyage de mon salon, de mon hall et de ma cuisine, le robot est ainsi retourné trois fois à sa station pour nettoyer sa serpillière et refaire le plein.
Ce n’est absolument pas gênant en soi : le robot gère tout cela automatiquement et repart ensuite là où il s’était arrêté. Mais lors de la première utilisation, comme moi, ne vous étonnez pas de le voir retourner régulièrement à sa base. C’est justement le principe de ce système : mieux vaut retourner chercher de l’eau propre et nettoyer son rouleau que continuer à étaler de l’eau sale sur le sol.
Autre grand classique des robots laveurs : les murs et les angles. C’est souvent là qu’on voit immédiatement les limites de la machine (qui n’ont jamais été propres avec mon vieux robot). Le TruEdge 3.0 apporte ici une solution très bien pensée, le rouleau se déporte physiquement vers le bord afin de nettoyer tout, à fond.
J’avais une petite appréhension pour mes bas de murs. Mais ECOVACS a prévu une protection en feutre anti-rayures sur le bord du rouleau. Le robot peut donc longer les murs sans venir marquer la peinture ou le bois. Et surtout, le résultat est franchement convaincant. Les bordures sont propres, y compris dans les endroits où j’ai habituellement tendance à devoir repasser moi-même.
C’est une question que je me suis rapidement posée. Et la réponse est assez simple : au quotidien, l’eau claire suffit largement.
L’action mécanique du rouleau et sa pression sur le sol permettent de conserver des sols impeccables. Mais il y a un petit « mais », aucun flacon de détergent n’est fourni dans la boîte.
Et cela peut avoir une incidence sur trois aspects :
Le pouvoir dégraissant : Sur les films gras incrustés, notamment dans une cuisine, l’eau seule montre évidemment ses limites. Les agents tensioactifs d’un détergent permettent de décoller plus facilement ce type de salissure.
Les traces : Certaines formules dédiées peuvent également faciliter le séchage et limiter les traces de calcaire sur les carrelages foncés ou certains sols.
L’effet « propre qui sent bon » : C’est probablement le principal manque. Avec de l’eau claire, votre sol sera propre, mais il ne sentira pas spécialement le produit ménager fraîchement passé
Mais attention à la fausse bonne idée : ne mettez surtout pas d’huiles essentielles dans le bac. Elles ne sont pas solubles dans l’eau, peuvent attaquer certains plastiques et risquent de boucher les conduites.
Même chose pour les détergents classiques de grande surface comme Ajax, Carol ou St Marc. Ils peuvent mousser excessivement, perturber les pompes et les micro-buses d’injection, avec à la clé des problèmes de fonctionnement et potentiellement de garantie.
Si vous voulez/avez besoin d’un détergent, je vous conseille donc d’acheter un détergent de la marque, mais sinon, honnêtement, l’eau claire reste la solution la plus sûre et la plus économique.
Une fois le ménage terminé, le robot retourne à sa station, et la station s’occupe du reste. Première étape, elle aspire automatiquement la poussière présente dans le bac du robot et la scelle dans un sac de 2,5 litres. J’ai évidemment voulu vérifier ce qui restait dans le bac du robot après mon fameux test au riz, à la farine et aux poussières. Résultat : quasiment rien. Le bac transparent était pratiquement immaculé, à part un très léger voile de micropoussières sur le plastique.
Tout ce qui avait été aspiré avait donc bien été transféré vers le sac. Et ça, pour moi, c’est un énorme avantage. Parce que devoir vider le bac poussiéreux d’un robot après chaque passage, c’est précisément le genre de petite corvée qui finit par nous faire regretter d’avoir acheté un robot.
La station utilise des sacs jetables. Un seul est fourni dans la boîte. L’avantage est évident : on ne respire pas toute la poussière lorsqu’on vide le sac. Du côté de l’eau sale, le bac de 2,2 litres se retire et se vide très facilement.
C’est là que la station OMNI joue vraiment dans la cour des grands. Après le nettoyage, elle lave le rouleau à l’eau chaude jusqu’à 100 °C. L’objectif est évidemment de dissoudre les graisses et d’éliminer les bactéries. J’ai observé le rouleau après plusieurs passages pour vérifier ce qu’il en était réellement, et franchement, il ressort incroyablement propre. Pas de résidus gras, pas de crasse incrustée
En revanche, j’ai eu une petite surprise lors de mon premier lancement, lorsque l’application n’était pas encore configurée. Le séchage à l’air chaud est réglé par défaut sur 3 heures, à une température de 45 °C. Trois heures, c’est long. Surtout lorsqu’on laisse la station fonctionner dans son salon, quand vous y êtes. Heureusement, l’application permet de choisir entre 1 heure, 2 heures ou 3 heures de séchage.
Ici encore, j’attendais impatiemment de voir comment le DEEBOT T90 MAX PRO OMNI allait gérer. Parce que mon robot actuel n’est pas vraiment un modèle d’intelligence artificielle. Deux choses le mettent systématiquement en difficulté : mes rideaux longs (qui trainent par terre) et mon tancarville.
Pour éviter les obstacles, ECOVACS combine une tourelle laser dToF à 190° avec son système TrueDetect 3D. En gros, le robot analyse en permanence ce qui se trouve devant lui pour savoir où il peut passer et éviter les obstacles. Petit détail “amusant” : à l’œil nu, on ne voit absolument rien. Mais si vous filmez le robot avec un smartphone, on peut voir apparaître le faisceau infrarouge qui balaie le sol et les objets autour de lui.
On découvre alors qu’il est en fait en train de scanner son environnement en permanence, alors que lorsqu’on le regarde fonctionner, on a simplement l’impression qu’il se balade tranquillement dans la pièce, parfois sans comprendre ce qu’il fait. C’est assez bluffant de voir ce qui se passe « dans les coulisses » !
Premier test, les rideaux : Rowie, comme j’aimais l’appeler, s’y emmêlait systématiquement, finissant très souvent bloqué ou carrément retourné sur le capot. Le robot s’est approché du tissu, a senti la résistance, s’est arrêté une petite seconde comme s’il était en train de réfléchir… puis il a effectué plusieurs petites rotations et quelques mouvements de va-et-vient, et il s’est dégagé tout seul. Et tout ça, sans arracher le tissu, ni abîmer ses brosses. Mais surtout, sans que j’aie besoin de venir à son secours.
Le crash-test de l’étendoir à linge : Avec ses pieds métalliques tubulaires de quasi 3cm de haut, j’avais un doute sur l’efficacité du DEEBOT T90 MAX PRO OMNI. Mais encore une fois, il a analysé l’obstacle, effectué un petit mouvement arrière pour ajuster son angle, puis a franchi la barre transversale tel un mini tank. Et il a continué sa route, comme si de rien était.
J’ai également été agréablement surprise par sa capacité à contourner les pieds de chaise serrés, les câbles et les petits objets (vases, objets/jouets qui trainent, …) sans venir violemment les percuter, ou aspirer les câbles et s’emmêler les rouleaux dedans (oui oui, c’est du vécu).
C’est vraiment génial, parce que ça m’évite de devoir tout ranger à la perfection, et faire attention à chaque moindre détail, quand je n’ai pas le temps de le faire, et que j’ai oublié que le robot allait tourner grâce à ma programmation de nettoyage.
Côté batterie, il embarque une batterie de 5 200 mAh et ECOVACS annonce jusqu’à 257 minutes d’autonomie en mode standard. Alors, je n’ai pas un château, donc les 257minutes de nettoyage, je n’y suis jamais venue à bout. Car en plus, à chaque fois qu’il retourne à sa station pour se vider et se remplir en eau, il se charge et gagne jusqu’à 12% en 3 minutes. Dans tous les cas, si vous vous en inquiétez, en haut de l’interface, on retrouve également le niveau de batterie exact en pourcentage, mis à jour en direct.
Côté bruit, ECOVACS on est à 59,9 dB en fonctionnement. Ce n’est évidemment pas silencieux, mais on reste sur un niveau sonore tout à fait acceptable pour un appareil qui travaille pendant que vous faites autre chose, ou que vous n’êtes pas chez vous. Et surtout, vous n’êtes pas obligé de rester à côté.
Personnellement, le bruit ne m’a jamais dérangé, même pendant les moments ou le boost d’aspiration s’est enclenché sur les tapis.
Est-ce que je vais encore sortir mon aspirateur balai ? Oui, mais beaucoup moins souvent. Je vais le garder pour les dessus de plinthes, les endroits très peu accessibles, derrière certains meubles par exemple, dans les petits recoins difficilement accessibles ou complètement hors de portée du robot, comme la chambre de mon ado. Le robot ne remplace donc pas totalement un aspirateur classique. Mais ce n’est absolument pas ce que j’attends de lui.
Alors, à la question « on craque ou pas ? », pour moi, c’est un grand OUI !
Chez moi, la vraie révolution n’est finalement pas l’un ou l’autre argument de vente pris isolément. C’est l’ensemble du système.
Le DEEBOT T90 MAX PRO OMNI aspire, lave et se nettoie tout seul, et surtout, il le fait vraiment bien. Et tout ça pendant que je vaque à mes occupations.
C’est exactement ce que j’attends aujourd’hui d’un produit ménager, qu’il me facilite la vie au lieu de m’ajouter une corvée supplémentaire. Parce que le temps que je ne passe plus à aspirer, à surveiller le robot ou à repasser derrière lui avec mon aspirateur balai, c’est du temps que je peux consacrer à mes enfants, à mes tests… ou tout simplement à moi.
Alors oui, son prix reste conséquent. Mais après plusieurs jours de test, je ne peux déjà plus m’en passer, et je peux vous dire une chose : si vous cherchez un robot qui fasse réellement le boulot et qui vous libère d’une bonne partie de la corvée de ménage, je pense que l’investissement en vaut la peine.
Au moment d’écrire ces lignes, le Deebot T90 MAX PRO OMNI est uniquement disponible sur le site Ecovacs au prix de 549€ (au lieu de 599€). Nous ne manquerons pas de mettre à jour cet article lorsqu’il sera disponible sur des sites comme Coolblue ou Bol.com.
Communiqué de presse : DEEBOT T90 MAX PRO OMNI
Crédit photos de test : Nicolas Varga
Crédit ECOVACS Europe GmbH
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