Test : Cafards connectés !

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Afin d’obtenir le respect de mes très sérieux collègues rédacteurs de Tinynews, je me devais de tester un truc cool hyperconnecté. Voilà, c’est fait ! Pas d’enceintes wi-fi, ni de domotique futuriste ou encore moins de télévision trop intelligente pour moi. Rien de tout ça, mon choix s’est arrêté sur des cafards !

Biohacking

Le biohacking étant encore une science relativement nouvelle, je me suis dit que je pourrais épater mes pairs, et ce même avec des compétences inexistantes. RoboRoach s’avérait être la solution.

En tant que biohacker en puissance, je me suis donc procuré un kit RoboRoach à 99$ sur Kickstarter.

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Quelle joie indescriptible en découvrant, dans ce superbe kit, une adorable puce Bluetooth ainsi que, petit détail qui a son importance, de magnifiques ustensiles pour effectuer des interventions chirurgicales sur de cafards ! Hé hé hé !

Bien juteux

Sitôt armé de mes nouveaux joujoux, je fonce directement vers le frigo où subsiste un vieux morceau de fromage « Colonel » ramené tout droit de Livarot lors de mon dernier voyage en Normandie, il y a deux ans. Une colonie de cafards s’y étant établie depuis plusieurs mois déjà, j’avais des comptes à régler avec le mâle dominant qui a mangé les restes de mon américain préparé le mois dernier.

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Après quelques minutes de lutte, je finis par saisir le bel animal.  Puis vint l’heure de la revanche.  L’intervention chirurgicale consiste à coller un système de trois petits plombs sur la carapace de la bestiole au niveau de la tête. Le guide d’utilisateur indique que le cafard doit être endormi pendant la séance. Suffit de lui préparer un mini ice-bucket d’eau glacée qui paralysera son système nerveux.  Après sa dégelée, de petit fils mènent aux muscles de ses ailes qui sont connectés à ses antennes.

RoboCafard, Hasta la vista, baby!

Une fois l’opération achevée, j’ai donc pris le contrôle des mouvements du gros cafard via mon smartphone. Il est important de noter qu’il ne s’agit pas d’une télécommande, et la conduite à distance de cafard vivant reste un exercice très hasardeux.

Après quelques heures d’entraînement, et surtout grâce aux signaux de la puce Bluetooth, je suis parvenu à effectuer une marche arrière et une marche avant. Pour ce qui est du virage à droite et à gauche, j’ai pu constater qu’il répondait mieux aux instructions en asmat-kamoro, langue papoue parlée en Indonésie. En dépit de nombreuses requêtes effectuées sur Google Traduction pour communiquer avec lui, le cafard a cessé de m’obéir. C’est en consultant le manuel du fournisseur que je suis tombé sur l’avertissement suivant : « L’effet ne fonctionne que pour une brève période ».

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Sur une note un peu plus positive, la cohabitation puce/cafard n’a posé aucun problème.

Conclusion

Je dois vous avouer que j’ai été pris de certains remords suite à ces tests hi-tech. Cela ne soulève-t-il pas des questions éthiques ? Opérer sur une créature vivante pour contrôler brièvement ses mouvements ? En outre, il existe toujours une probabilité de tuer le cafard pendant la chirurgie.

En conclusion, je vous suggère tout de même d’attendre la mouture 2.0 car la version initiale que j’ai testée est remplie de gros bugs pas très ragoûtants.

Source : https://backyardbrains.com/products/roboroach

On en parle dans le monde

Dave Dionne

Dave Dionne

Ni Belge, ni hi-tech, ni connecté, la preuve que n’importe qui peut écrire n’importe quoi, mais…pas sur n’importe quel site!