TEST – Navimow H2 : Notre avis objectif sur ce robot-tondeuse haut de gamme !
Bon, autant vous l’annoncer de suite afin d’être transparent et objectif : J’étais déjà l’heureux propriétaire d’un robot-tondeuse Navimow i105 depuis deux ans et, après en avoir parlé sur les réseaux sociaux (car, oui, j’étais vraiment heureux de ce bel ouvrage de technologie), Navimow m’a proposé de tester un de leur dernier modèle de la série H2, largement suffisant pour mes 3 ares de terrain étant donné qu’il assure le job pour … 15 ares ! Allons-y pour cette review sincère qui se veut, comme à l’habitude chez nous, proche de l’utilisateur : vous !
On déballe la tortue galopante
C’est lourd, le monstre pèse 16 kg. Dès les premières manipulations (en évitant de me briser le dos), on sent bien que nous sommes confrontés à une tortue ninja mutée avec Terminator : Les plastiques sont rigides, les roues dentées semblent sortir tout droit de chez Caterpillar, brandissant un orange vif digne des maillots de l’équipe des Pays-Bas.
Car elle en jette, avec ses yeux d’araignée qui vous observent, entourée d’une espèce de cylindre qui se révèlera être le système nerveux de ce tracteur-tondeuse miniature aussi dopé qu’un coureur cycliste du tour de Charleroi (ça n’existe pas, évitez de chercher).
Deux roues bien ancrées au sol, accompagnées de deux petites non motorisées à l’avant lui donnent belle allure. Ma tendre compagne m’a même lancé “Tcheu milliard qu’elle est belle !” (oui, on parle comme ça, c’est normal en Belgique). Ouf, me voilà rassuré, je peux continuer mon test tranquille.
Evidemment, j’ai Thelma, notre bouledogue français (aussi appelée “La buche”) qui se transforme en concierge de niveau 1 : Elle me suit partout, vérifiant chaque geste.
Sous le capot, je m’aperçois que Navimow a remplacé ce bon vieux disque de trois lames par un plus large de six lames. Tout cela s’annonce bien. Je raccorde le dock d’accueil de la tondeuse à la prise de courant, je la mets en charge et c’est parti l’installer et la configurer.
On configure la chèvre-brouteuse
Etant donné (si vous me suivez depuis le début), que j’avais déjà un modèle i105 installé, j’ai donc tout viré pour repartir sur de bonnes bases. L’application Navimow étant déjà installée sur mon téléphone, j’ai décidé de garder l’ancienne tondeuse configurée : on ne sait jamais. Et puis, l’app supporte plusieurs modèles de tondeuses à la fois. Si vous avez, comme un ami, un domaine de trois fois 15 ares distincts, vous pourrez donc les faire travailler de manière séparée, en utilisant la même application.
Comment le Navimow H2 s’oriente sans se perdre dans votre jardin ?
Abordons un point important pour bien comprendre comment ce bidule technologique s’oriente dans votre joli jardin.
Le robot fonctionne un peu comme un conducteur très organisé qui aurait en permanence plusieurs sens en éveil pour ne jamais se perdre sur votre douce pelouse. Plutôt que de dépendre d’un seul système de navigation, il combine plusieurs technologies qui se complètent pour assurer un déplacement digne d’un horloger suisse, même dans des environnements compliqués (arbres fruitiers, ciel bouché, signal GPS faible).
La base de son orientation repose sur le GPS RTK. Contrairement au GPS de votre téléphone qui peut dériver de plusieurs mètres, le RTK (Real-Time Kinematic) corrige en temps réel les erreurs de position grâce à des données de référence. Résultat : le robot sait exactement où il est dans le jardin, avec une précision de l’ordre du centimètre. C’est ce qui lui permet de suivre des trajectoires rectilignes et de couvrir toute la pelouse sans repasser dix fois au même endroit, comme dans les anciens systèmes avec câble périphérique.
Mais le GPS seul ne suffit pas, notamment sous les arbres ou près des murs où le signal peut être perturbé. C’est là que le LiDAR entre en jeu. Il scanne l’environnement en permanence avec un faisceau laser (comme les aspirateurs-robots), créant une sorte de carte 3D du jardin. Il détecte les obstacles, les bordures et les reliefs. En pratique, cela permet au robot de “voir” son environnement immédiat même quand le GPS devient moins fiable. C’est un peu ses yeux en mode ultra-local.
La caméra vient compléter ce système en ajoutant une couche d’interprétation visuelle. Elle aide à reconnaître certains obstacles (animaux, balle de tennis, jouet qui traîne) et à affiner la navigation dans des zones complexes. Là où le LiDAR mesure les distances, la caméra donne du contexte, ce qui améliore la prise de décision globale du robot.
Enfin, la connectivité WiFi et 4G n’intervient pas directement dans la navigation physique, mais joue un rôle crucial dans le pilotage et la mise à jour des cartes. Le WiFi est utilisé à la maison pour configurer et synchroniser le robot, tandis que la 4G permet de le suivre à distance, même lorsque vous n’êtes pas chez vous. Elle sert aussi pour les fonctions de sécurité, comme la localisation en cas de vol ou de déplacement non autorisé.
L’intelligence du système vient donc de la fusion de toutes ces données. Le GPS RTK donne la position globale, le LiDAR assure la précision locale, la caméra apporte une compréhension visuelle, et la connectivité garantit un suivi et une mise à jour continue. Le robot ne choisit pas une technologie au hasard, il les combine en permanence pour corriger ses erreurs et maintenir une trajectoire stable.
En résumé, le Navimow H2 ne “se repère” pas avec un seul outil, mais avec une sorte de cerveau multi-capteurs qui recoupe en permanence plusieurs sources d’informations pour éviter de se perdre, même dans un jardin complexe. Ingénieux, n’est-ce pas ?
Ajout de la tondeuse dans l’app
La reconnaissance de la tondeuse via l’App se résume à ces quatre points, pliés en une minute :
- Ajouter un périphérique
- Appairer via la connexion Bluetooth
- Choisir un code PIN
- Se connecter au réseau WiFi (optionnel car elle fonctionne en 4G via un abonnement annuel où la première année est gratuite).
On passe ensuite par une série d’écrans qui vous proposent de mettre à jour les différents firmwares et de s’assurer que la station de recharge est fonctionnelle et connectée.
Découverte automatique ou manuelle
Le choix a été simple pour moi : Etant donné que mon objectif était que la tondeuse soit opérationnelle dans un temps record, j’ai opté pour la découverte automatique : Il vous suffit de balader la tondeuse quelques mètres avec votre téléphone en mode joystick, jusqu’à ce qu’elle détecte du gazon, de confirmer et, bam, la voilà partie pour une balade de reconnaissance. En moins de 10 minutes, elle avait parcouru le périmètre de mon jardin, découvert la terrasse pour la longer et s’était gentiment arrêtée à son point de départ, à-côté de la station de recharge.
Oui, vous avez bien lu, en moins de 10 minutes, c’était opérationnel. Tout est guidé, préparé en mode “check-list” (choix du type de jardin, conseils afin de dégager les objets qui traînent, laisser les chiens et chats à l’intérieur, ne pas avoir une pelouse qui ressemble à la foret amazonienne, etc.). L’objectif est d’avoir une superficie la moins encombrée possible d’objets qui n’ont rien à y faire habituellement.
Les points de configuration
C’est là que tout devient intéressant : La planification, les points de réglages, les petits détails qui comptent pour que tout se passe bien et que, je vous l’assure, rien ne vienne chambouler l’entretien de votre jardin. Car, oui, une fois que tout a été défini, vous n’aurez aucun problème, aucune inquiétude et aucune surprise : Cette Navimow H2 est un concentré d’intelligence qui solutionnera toutes les petites embûches du quotidien qui risqueraient de débarquer sur votre gazon.
Le programme de tonte
C’est évidemment là que tout se joue et je vais prendre un peu de temps car, à mes yeux, il est important de ne pas tondre tous les jours si vous n’avez pas réellement besoin (usure de la batterie). J’ai une superficie de trois ares à tondre et, après quelques mois d’utilisation avec l’ancien modèle (la i105), je me suis aperçu que tondre trois par semaine était suffisant.
En effet, je ne souhaite pas avoir un terrain de golf de 1 mm de haut avec des lignes de passage bien marquées mais quelque chose d’assez naturel. J’ai donc choisi de tondre le lundi, mercredi et vendredi de midi à quinze heures.
Ce modèle Navimow h2 prend deux heures pour tondre trois ares, sans repasser par la case recharge. Un passage consomme 50% de la batterie. Vous aurez vite compris qu’elle peut donc tondre six ares en une seule recharge, en quatre heures. Une recharge complète prend une trentaine de minutes.
Il est toutefois possible de “forcer” la tondeuse à continuer à tondre durant la période définie, même si elle a parcouru toute la superficie. Peu utile, à mon sens.
Et les hérissons dans tout ça ? Et bien, ils possèdent une petite option fort sympathique. Si elle est activée et si un animal est détecté, la tondeuse va détourner son trajet habituel pour éviter la bestiole et y revenir plus tard lorsqu’elle aura disparu. Pareil pour la tonte de nuit, il est possible (voire indispensable) de l’interdire.
Au delà de ces aspects, vous aurez aussi la possibilité de consulter un rapport d’activité de votre joyeux compagnon de tonte, tout comme définir une hauteur de tonte ainsi qu’une vitesse de déplacement. Ce dernier point est assez sympathique car il vous permet de passer d’un mode “Formule 1” au mode “Escargot précis” si vous souhaitez que le robot s’attarde avec précaution sur votre délicat gazon.
La détection d’objets
Un des grands avantages chez Navimow, c’est sa faculté à détecter le moindre objet qui n’a rien à faire sur le gazon… et de s’en souvenir. En effet, étant donné que l’avancement de la tonte est cartographié de bout en bout, la tondeuse sait exactement, au centimètre près, où elle est passée.
Dès lors, si la balle de tennis du chien (ou le chien lui-même) traine de manière nonchalante sur la pelouse, la tondeuse va l’éviter (en ralentissant prudemment un mètre avant l’obstacle), s’en souvenir et revenir plus tard, en fin de cycle.
Et c’est là que tout devient magique : Vous êtes certain, après chaque cycle, que TOUTE la superficie a été tondue. Sur l’app, vous aurez d’ailleurs la possibilité de suivre ses déambulations en temps réel, même si vous êtes en vacances.
Une cartographie créative
Ce module est assez tentaculaire. En effet, il regroupe, sous cette simple option, pléthore de configurations qui vont vous permettre d’ajuster la superficie de tonte et bien d’autres éléments. Vous allez par exemple pouvoir :
- Ajouter une zone en divisant une autre zone
- Définir si les bordures doivent être tondues
- Fusionner des zones
- Redessiner des limites de zones (agrandissement du terrain, ajout d’un coin plus sauvage, etc.)
- Définir des points de passage entre deux zones (un sentier entre deux superficies)
- Etablir une direction de tonte
- … et même dessiner des formes ou le prénom de votre douce. (Si, si !)
Comme vous le voyez ci-dessous, vous pourrez sélectionner les différents angles de directions de la tondeuse. Dans mon cas, elle ira uniquement en parallèle de la terrasse ou des murs latéraux, une tonte sur deux. Pratique pour obtenir une coupe homogène.
Les zones complexes et les points de passage
Si votre jardin est multiple et un peu complexe, intégrant par exemple des sentiers ou de petites terrasses, il est tout à fait possible, comme l’illustre le plan ci-dessous, de combiner différentes zones, tout en planifiant des tontes à des moments différents. Chaque zone est donc totalement indépendante des autres et vous pouvez agir sur celles-ci comme bon vous semble.
Il en va de même pour la tonte manuelle : vous pouvez à tout moment et hors planification, décider de tondre uniquement la zone 1 le dimanche matin car vos invités débarquent à 13h.

Conclusions temporaires (nous y reviendrons !)
Après quelques jours – nous aurons l’occasion de revenir dans de prochains articles sur certains aspects de ce robot – il s’avère que je suis assez bluffé par la facilité déconcertante de mise en place de ce Navimow H215.
Certes, vous me direz que mon jardin est assez simple dans son organisation et vous aurez totalement raison. Néanmoins, pour le commun des mortels, nous sommes ici sur une configuration classique et la tondeuse supporte des terrains et jardins bien plus compliqués.
Je peux aisément conclure que ce modèle coche toutes les cases : facilité d’installation, fiabilité, connectivité impeccable, réactivité face aux obstacles, sécurité, qualité de tonte. Evidemment, certaines bordures resteront en partie non tondues en fonction de la proximité du gazon avec un mur ou des bordures en béton. Toutefois, la tonte de bordures au même niveau (terrasse) est assez efficace, sans être réellement parfaite.
Navimow prouve une fois de plus (comme pour mon modèle précédent, le i105) qu’il entend bien devenir un leader dans le secteur des robots-tondeuses sans fil périphérique, sans antenne et même, sans WiFi.
Nous aurons l’occasion de partager dans les semaines qui suivent quelques éléments supplémentaires (entretien, comportements constatés après une longue période de test). D’ici là, profitez du soleil en terrasse !
Toutes les photos sont disponibles sur Google Photos. Vous trouverez toutes les informations et spécifications sur le site de Navimow.
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Ajouté le 09/04/2026



















