Huawei MatePad 12X : Une tablette premium peut-elle remplacer mon laptop au quotidien ?

J’ai passé plusieurs semaines à décortiquer la Huawei MatePad 12 X sous toutes les coutures. Si vous avez manqué le premier article, sachez que j’ai eu un gros coup de cœur pour son design, son écran PaperMatte et sa fluidité générale. Le verdict était clair : elle est belle, confortable et techniquement au top. Je vous invite d’ailleurs à découvrir mon avis totalement objectif.

Mais une tablette à 600 € (clavier inclus) n’est pas qu’un bel objet. Elle doit être un outil. Mon objectif pour ce second test est simple : peut-elle prendre la place de mon fidèle MacBook Air, à la maison comme en déplacement ?

Une petite mise en contexte

Depuis des années, mon quotidien numérique repose sur une combinaison excellente, mais assez encombrante : mon smartphone, que je dégaine à tout moment pour la prise de notes et d’idées ; mon MacBook Air pour tout ce qui est « gestion » du quotidien ; un iPad pour la détente (Netflix, YouTube, …) ; et en vacances, j’ajoute une Kindle pour la lecture.

Je dis encombrante parce qu’à force de bouger entre chez moi et chez Nicolas, de partir en week-end ou en vacances avec un sac à main qui pèse plus lourd qu’un bagage cabine, j’ai commencé à me poser une vraie question : est-ce que je n’en fais pas un peu trop ? Est-ce qu’une seule machine ne pourrait pas, enfin, tout faire : écrire, travailler, créer, regarder des films, et me suivre partout sans me casser le dos ni me frustrer au bout de deux heures de frappe sur un clavier virtuel ?

C’est là que la Huawei MatePad 12 X est entrée dans ma vie. Dans mon premier article, je vous parlais surtout du design, du confort d’utilisation et de ce fabuleux écran PaperMatte qui donne vraiment envie d’écrire et de lire pendant des heures. Cette fois, on passe au niveau supérieur : j’ai décidé de voir si cette tablette pouvait réellement remplacer mon laptop au quotidien. Pas en théorie, mais dans ma vraie vie : celle où j’écris des articles partout (sur le canapé, dans un bus, chez mon dentiste en retard), où je gère mon admin, fais des albums photo, des dessins, … et où j’ai besoin d’un outil à la fois fiable, léger et agréable.

Est-ce que la MatePad 12 X m’a permis de laisser mon MacBook Air fermé plus souvent qu’avant ? Est-ce que je peux partir quelques jours avec elle seule dans mon sac, sans paniquer à l’idée de ne pas pouvoir travailler « correctement » ? C’est exactement ce que je vais vous raconter dans cet article.

Portabilité

Quand je dis que la MatePad 12 X pourrait remplacer mon PC, je ne parle pas seulement de puissance. Je parle aussi et surtout de liberté.

Premier test très concret : la balance. Mon MacBook Air pèse 1,29 kg. La MatePad, elle, affiche 555 g seule, et reste sous les 900 g avec le clavier magnétique. On parle donc d’environ 400 g de moins dans le sac. Ça peut paraître anecdotique sur le papier, mais en fin de journée, quand je me traîne mon sac partout, la différence se sent vraiment. J’ai l’impression d’avoir la puissance d’un PC, mais avec l’encombrement d’un livre.

Grâce à sa finesse de 5,9 mm, elle se glisse presque partout. Finies les grosses sacoches d’ordinateur : elle tient dans un sac à main un peu spacieux, avec encore de la place pour tout le reste (ben oui, je suis une fille, j’emporte toujours ma vie dans mon sac).

Un vrai setup “PC”

Deuxième élément clé : comment retrouver la sensation d’avoir devant soi un vrai poste de travail, et pas simplement une tablette posée sur une table avec un clavier virtuel pénible à utiliser plus de dix minutes ? Je parle d’un setup avec un écran confortable, un bon clavier, éventuellement une souris, et un stylet qui ne sert pas juste à faire joli. Et c’est là que la MatePad 12 X m’a vraiment surprise : une fois tout installé, on n’a plus l’impression d’être sur une simple tablette, mais sur un mini PC tactile.

Le combo 3en1 (4en1 si on rajoute la souris)

Dans le pack que j’ai reçu en test, on trouve déjà la base de ce setup “PC” : la MatePad 12 X, le Smart Magnetic Keyboard et le M‑Pencil Pro (rajouter 129 euros pour celui-ci). Rien que ça, c’est déjà un trio très sérieux pour travailler

Et puis il y a cette remarque de mon fils (14 ans, donc “né” avec un écran dans les mains) qui m’a fait sourire : “Maman, sans souris, ce n’est pas un vrai PC.” J’étais persuadée que sa génération n’avait plus besoin de souris, visiblement je me trompais. De mon côté, avec mon MacBook, j’utilise beaucoup plus le trackpad qu’une souris externe, donc ça ne me choque pas de travailler sans. Mais pour lui, et peut‑être pour vous, c’est indispensable.

Bonne nouvelle donc, une souris Bluetooth se connecte en deux secondes, fonctionne parfaitement, et transforme le tout en un vrai “4‑en‑1” très crédible. Une fois posée sur un bureau, avec clavier, stylet et souris, la MatePad 12 X ne fait vraiment plus “tablette d’appoint”, mais station de travail à part entière.

Un clavier qui ne fait pas gadget

Je m’attarde un peu sur le clavier, appelé « Smart Magnetic Keyboard », parce que c’est vraiment un point fort dans cet ensemble. Dès la première utilisation, il donne envie d’écrire tout et n’importe quoi, juste pour le plaisir de l’utiliser. Le toucher doux, et la course de touche de 1,5 mm, rendent l’expérience très agréable, parce qu’on garde une sensation très proche d’un “vrai” laptop. Pour un clavier aussi fin et léger (308 g), c’est assez bluffant.

Évidemment, comme à chaque changement d’environnement, il faut un petit temps d’adaptation, mais avec des touches qui sont (à très peu de choses près) de la même taille, au bout de moins d’une heure, je tapais déjà aussi vite que sur mon laptop, sans regarder mes doigts et sans enchaîner les fautes de frappe. Et ça, c’est vraiment très agréable.

Autre point appréciable : la connexion est instantanée grâce au système magnétique et à la liaison NearLink qui garantit une latence nulle. On clipse la tablette, le clavier est prêt, et on peut enchaîner directement. On dispose aussi d’une quarantaine de raccourcis clavier pour le système et les applications, ce qui rapproche encore un peu plus l’expérience de celle d’un petit PC portable quand on jongle entre plusieurs tâches, fenêtres et apps.

Si je devais émettre un (tout petit) point négatif, c’est l’absence de rétroéclairage. Il reste donc moins pratique que mon Mac pour écrire dans le noir complet ou dans une salle très tamisée. Dans mon cas, je tape surtout en journée ou en soirée avec un éclairage normal, donc ça ne m’a pas gênée. Et vu le confort de frappe, je préfère mille fois ce clavier non rétroéclairé mais agréable, plutôt qu’un clavier lumineux mais dur et bruyant.

L’écran PaperMatte : votre meilleur allié pour travailler longtemps

Si je devais choisir une seule raison pour laquelle je préfère écrire sur la MatePad 12 X plutôt que sur mon MacBook ou mon iPad, ce serait son écran Ultra-Clear PaperMatte. Outre l’écran 12 pouces qui offre une belle surface de travail, suffisamment grande pour la majorité des tâches, le vrai game changer, c’est le côté mat. Je n’exagère pas : ça vous change la vie.

Vous pouvez bosser près d’une fenêtre en plein soleil hivernal, sur une terrasse en été, dans une pièce, la MatePad 12 X, elle, reste nette et lisible. Avec 1000 nits de luminosité max et une techno anti-reflets bluffante (réduction de 99% des reflets selon Huawei), c’est concret : vous pouvez tout faire, sans vous voir en reflet, et sans galérer.

Je ne vais pas vous assommer avec toutes les specs techniques, si vous voulez plus d’infos, comme toujours, la fiche complète est sur le site Huawei.

Bureautique au quotidien

Maintenant qu’on a vu la portabilité et le setup, passons au concret : est-ce qu’on peut vraiment travailler sur la MatePad 12 X au quotidien ? La réponse est oui, et même plus facilement que je ne l’imaginais.

WPS Office

Sur mon MacBook, j’utilise la suite Office. Ici, WPS Office est préinstallé, gratuit, complet (équivalents de Word, Excel et PowerPoint), et surtout d’une simplicité déconcertante. J’ouvre des documents word et tableaux excel créés sur mon Mac : tout s’ouvre directement dans WPS, sans conversion bizarre ni mise en page cassée, et ça fonctionne sans problème.

Multitâche et écran partagé

C’est probablement l’aspect qui m’a le plus surprise à l’usage. Sur le papier, le multitâche, toutes les tablettes en parlent. En pratique, peu arrivent à donner une vraie sensation de bureau. La MatePad 12 X, elle, s’en rapproche vraiment.

Avec HarmonyOS, le multitâche est pensé pour être rapide, instinctif et surtout utile au quotidien. D’un simple geste depuis le bord de l’écran, je fais apparaître le dock multi-fenêtres : une barre latérale avec mes apps clés. Je n’ai pas besoin de quitter ce que je fais. Je glisse une appli, elle s’ouvre soit en écran partagé, soit en fenêtre flottante.

Et c’est là que ça devient intéressant.

Je peux par exemple :

  • rédiger un article dans Google Docs,
  • ouvrir mon navigateur en écran partagé pour vérifier une info,
  • garder HUAWEI Notes ou une messagerie en petite fenêtre flottante par-dessus.

L’écran partagé est lui aussi très bien pensé : pas seulement un bête 50/50 imposé. Je peux ajuster précisément les proportions (par exemple 70/30), selon que je rédige ou que je consulte. Et surtout, le glisser-déposer entre applications fonctionne parfaitement : du texte, une image, un lien… exactement comme sur un ordinateur.

Avec plusieurs applications ouvertes simultanément et des documents assez lourds (articles longs, tableurs personnels, dossiers partagés sur Drive), la tablette reste parfaitement fluide. Les 12 Go de RAM font clairement leur travail.

Sur ce point précis, j’ai trouvé l’expérience plus souple que sur iPad, et bien plus proche de mon MacBook que ce à quoi je m’attendais.

L’univers Google

Comme je vous l’expliquais dans mon premier article, intégrer les services Google sur HarmonyOS est très simple (je détaille tout là-bas). Et dans mon cas, ce n’est pas un bonus, c’est essentiel, parce que j’ai mon email sur Gmail, j’utilise le drive au quotidien, maps pour préparer mes déplacements, et j’en passe. Je ne suis donc limité en rien à ce niveau.

Connectivité

Pour tout ce qui est accessoires et périphériques Bluetooth, la MatePad 12 X est irréprochable. J’y ai connecté sans le moindre souci une souris (Magic Mouse), mes écouteurs FreeBuds, et même mon imprimante Brother (vieille de 12 ans). Les connexions sont stables, rapides, sans micro-coupures ni reconnexions intempestives. Une fois appairé, tout fonctionne comme attendu.

Pour un écran externe, petite transparence : le port USB-C de la MatePad 12 X ne gère pas la sortie vidéo. Même avec un adaptateur USB-C vers HDMI, rien ne s’affiche sur un écran externe classique. Le port sert uniquement à la charge et au transfert de données, sans DisplayPort ou HDMI natif.

En revanche, Huawei compense avec une fonction de partage d’écran sans fil très efficace. Je l’ai testée avec ma TV Samsung : la connexion est quasi instantanée, l’image fluide, sans latence perceptible. C’est parfait pour étendre l’affichage de la tablette ponctuellement ou simplement streamer du contenu sur un téléviseur.

Dans mon usage ultra-mobile, c’est largement suffisant : pas de câble à trimballer, pas de prise de tête, tout fonctionne quand j’en ai besoin.

Stockage

La MatePad 12 X embarque 12 Go de RAM et 256 Go de stockage interne (un peu moins une fois HarmonyOS installé), soit exactement la même capacité que mon MacBook Air.

Sur mon MacBook, je suis souvent à l’étroit et je passe mon temps à faire du ménage. Avec la tablette, j’ai pris un autre réflexe et je sauvegarde directement dans le cloud les documents familiaux partagés avec le papa des enfants, les articles Tinynews avec Nicolas et Bertrand (coucou Bert !) … et j’ajoute un disque dur externe pour l’archivage plus lourd.

Les 256 Go internes servent surtout de tampon rapide : documents en cours, applications courantes, dernières photos. Tout le reste est accessible via Google Drive ou iCloud, instantanément, quel que soit l’appareil que j’utilise. Résultat : aucune frustration liée à l’espace, même en voyage avec un seul sac.

Et si besoin ponctuel, je peux aussi connecter une clé USB ou un disque dur externe via l’USB-C pour transférer des fichiers rapidement. Ce n’est pas mon usage principal, mais c’est rassurant de savoir que l’option existe.

Au final, c’est exactement le même fonctionnement que sur mon MacBook, mais avec un appareil plus léger d’environ 400 g. Pour ma vie multi-comptes et multi-appareils, c’est fluide, logique et largement suffisant.

Audio et visio

Dans un scénario où la MatePad 12 X remplace réellement un laptop, la vraie question n’est pas de savoir si Netflix est joli (spoiler : il l’est), mais si l’on peut enchaîner les visios sans surchauffe, sans plantage et avec une image correcte. Et là-dessus, la réponse est encore un grand oui.

La caméra frontale de 8 MP filme en 1080p à 30 fps, ce qui est largement suffisant pour des réunions ou des appels professionnels. J’ai fait plusieurs visios avec Nicolas depuis nos salons respectifs : l’image est nette, la luminosité bien gérée, et je ne me retrouve pas en bouillie de pixels dès que la lumière baisse un peu. Les micros font aussi très bien le travail, avec une voix claire, sans écho ni souffle parasite, même quand la télé tourne en bruit de fond chez lui.

Ce que j’ai surtout apprécié, c’est la stabilité de l’ensemble. Pas de ventilateur qui s’emballe (il n’y en a pas), pas de sensation de surchauffe désagréable dans les mains, et aucune coupure ou ralentissement pendant les appels. Pour des visios Google Meet ou Zoom, la MatePad 12 X fait parfaitement le job, au moins aussi bien que mon MacBook Air, et même mieux que mon iPhone 13 sur la durée, qui a tendance à chauffer lors des appels un peu longs.

Un laptop, ça ne sert pas qu’à travailler

GoPaint et le stylet se sont invités dans mon quotidien sans que je l’aie vraiment prévu. Pas pour faire de l’illustration pro, mais pour de petits moments créatifs simples avec ma fille.
Avec Olivia (12 ans), on dessine surtout pour le plaisir. Rien de très structuré : des gribouillis, des formes, des idées qui partent dans tous les sens.

Avant, ça passait par le Mac et Canva, avec le classique “Maman, je peux prendre ton ordinateur deux minutes ?”… qui se transformait presque toujours en session créative de deux heures.
Aujourd’hui, elle prend la tablette, le stylet, et elle s’installe où elle veut. C’est simple, fluide, et, comme elle le répète souvent, “tellement chouette”.

Je n’ai pas encore exploré toutes les possibilités, et ce sera justement l’objet d’un troisième article. Mais pour ces petits moments créatifs du quotidien, la MatePad fait exactement ce que j’attends d’un “remplaçant de laptop” : elle enlève les contraintes et laisse simplement la place à la créativité.

Autonomie

J’avais déjà parlé de l’autonomie dans mon premier article, mais elle mérite clairement un focus “laptop vs tablette ». Huawei annonce jusqu’à 12 heures d’usage mixte, et même si je suis dévouée à mes tests, je ne suis pas une machine non plus, je n’ai jamais testé de travailler 12 heures non-stop. Dans mon usage quotidien, la MatePad 12 X a tenu sans problème bien plus qu’une journée, entre rédaction d’articles, prises de notes, vidéos YouTube, dessins sur GoPaint, navigation internet… et il restait encore beaucoup de marge.

Le vrai bonus, c’est le chargeur SuperCharge 66W fourni. En pratique, je passe d’environ 20 à 80 % en une quarantaine de minutes, avec une charge complète en un peu plus d’une heure. À la maison, où j’ai toujours un câble sous la main, il faut vraiment le vouloir pour tomber à court de batterie. Et en déplacement, une courte pause suffit largement à repartir pour plusieurs heures.

Dans une logique de remplacement de laptop, c’est exactement ce que j’attends : une autonomie qui tient sur la durée, sans contrainte ni stress.

Conclusion

Pour être parfaitement transparente : je ne suis ni développeuse, ni vidéaste pro, ni data analyst avec des fichiers Excel de 200 onglets. Je n’utilise pas de logiciels ultra-spécialisés ou des workflows complexes (montage 4K, gestion serveurs). Mon usage : rédaction d’articles TinyNews, gestion perso (tableaux, mails, organisation), création légère (albums photo, dessins), un peu de vidéo.

Dans ce cadre, la MatePad 12 X est devenue mon outil principal. Elle peut remplacer mon MacBook pour 99% de mes tâches : portabilité folle, bureautique fluide, écran incroyable, créativité nomade, autonomie longue.

Pour la grande majorité des gens (comme moi), elle sera largement suffisante comme machine de travail principale.

Si votre job repose sur des outils très spécifiques Windows/macOS, des bases de données massives ou du montage vidéo pro, gardez un laptop en complément. Moi, je garde mon MacBook comme filet de sécurité pour les rares cas pointus.

Audrey Dricot

Audrey Dricot

Audrey, 4x ans (mais chut, on ne le dit pas !), femme passionnée et touche-à-tout. Je suis tombée dans le monde des tests un peu par hasard, grâce à Nicolas et son engouement contagieux pour les nouvelles technologies. Je ne me suis jamais considérée comme une geek ou une testeuse professionnelle. Mais face à l'enthousiasme de mon cher et tendre, j'ai été piquée par la curiosité et j'ai commencé à tester des produits à mon tour. J'ai découvert que j'aimais ça ! J'ai même développé mes propres préférences, comme pour Cricut, une machine de découpe qui m'a vraiment séduite. Aujourd'hui, je mets mon enthousiasme et mon regard "non-geek" au service de Tinynews. J’essaye des produits, j'analyse leurs points forts et leurs points faibles, et je rédige des avis que tout le monde peut comprendre.