Pourquoi j’ai rangé ma Huawei Watch GT 6 Pro pour ressortir ma vieille Garmin Epix 2
Il y a un an, si vous m’aviez croisé, je pesais plus de 85 kilos, je bougeais à peine et ma condition physique était, disons-le franchement, assez moyenne.
Puis est venu le grand ménage : adieu sucres rapides, adieu produits ultra-transformés et biscuits industriels. Résultat des courses : 5 à 6 kilos envolés dès le premier mois, 12 kilos de moins sur la balance après 7 mois, un poids que je n’avais plus vu sur ma balance depuis 5 ans et cette sensation géniale à 45 ans de pouvoir courir et sauter partout sans avoir l’impression de traîner un sac de ciment.
Mais pour accompagner cette transformation, mes besoins au poignet ont eux aussi fait un virage à 180 degrés. Pendant cinq mois, j’ai délaissé ma fidèle Garmin Epix Gen 2 pour la Huawei Watch GT 6 Pro. Aujourd’hui, le constat est sans appel : ce sont deux excellentes montres, mais deux visions du monde qui s’affrontent.
La parenthèse Huawei : le coach santé élégant et rassurant
Quand on commence une vraie remise en forme, ce qu’on cherche d’abord, c’est à se rassurer. Et sur ce terrain, la Huawei GT 6 Pro a été une alliée redoutable.
Visuellement, elle est tout simplement superbe. Les finitions sont impeccables, les matériaux respirent la qualité et l’écran flatte la rétine à chaque coup d’œil. Côté autonomie, c’est une leçon donnée au reste du marché : on l’oublie sur son poignet sans stresser pour le chargeur.
Mais c’est surtout sa panoplie médicale grand public qui m’a scotché :
- L’électrocardiogramme (ECG) et l’onde de pouls pour repérer d’éventuelles arythmies.
- L’évaluation de la rigidité artérielle, un indicateur fascinant pour jauger l’état de son réseau vasculaire.
- La température cutanée et le SpO2 en continu.
Évidemment, aucun capteur de montre ne remplace un passage chez le médecin. Mais quand vous êtes en plein rééquilibrage alimentaire, surveiller ces métriques apporte un vrai boost au moral.
J’aimais aussi beaucoup son application santé très claire et sa fonction de prise de notes vocales — même si, sur ce point, j’ai fini par adopter un petit boîtier externe dédié dopé à l’IA, plus pratique pour enregistrer et résumer mes idées à la volée.
L’ergonomie au quotidien : la revanche des vrais boutons
Le tout-tactile chez Huawei, c’est très moderne, fluide, et la plupart des constructeurs le propose également. Au début, ça ne me dérangeait pas du tout. Puis l’usage réel a parlé.
Combien de fois je me suis retrouvé, simplement en croisant les bras — ce n’est pas que je ne bosse pas, promis —, à sentir la montre vibrer et partir dans tous les sens parce que l’écran frottait contre ma manche ? Les menus s’ouvraient tout seuls, les écrans défilaient… Bref, agaçant.
Alors oui, les gros boutons physiques, ça fait un peu vieux jeu. Mais au moins, ils ne se déclenchent pas par accident. L’Epix Gen 2 a beau être tactile elle aussi, j’ai purement et simplement désactivé cette fonction dès le premier jour. Ses cinq boutons physiques répondent au doigt et à l’œil, qu’on ait les mains moites ou qu’on croise les bras.
Le basculement : quand la santé est validée et qu’on vise le chrono
Au fil des mois, la marche active, un peu de vélo, de la musculation et la reprise de la course à pied ont consolidé les acquis. Une fois les 12 kilos perdus, mon curseur a bougé : la phase « rémission sanitaire » était pliée, la phase « performance sportive » pouvait démarrer.
Mon prochain défi est clair : m’aligner sur les 20 km de Bruxelles avec l’objectif de passer sous la barre des 1h45, afin d’exploser mon précédent record de 2 heures établi il y a quatre ans.
Et c’est précisément là que les philosophies divergent. Si Huawei sait parfaitement mesurer le corps au repos ou lors d’un jogging dominical, dès qu’on parle de planification pure, d’assimilation de l’effort et de programmation d’allures, Garmin évolue sur une autre planète.
L’écosystème Garmin : la science de l’entraînement et la boucle complète
J’ai donc ressorti mon Epix Gen 2 du tiroir. Elle date de mi-2022, elle ne reçoit plus vraiment de nouveautés logicielles et je n’exploite probablement que 20 % de ses capacités — je n’ai même jamais pris la peine d’afficher sa cartographie intégrée alors qu’elle a tout ce qu’il faut sous le capot.
Côté GPS, même si Huawei met en avant des puces plus récentes, la Garmin n’a absolument pas à rougir en milieu urbain. Le tracé est propre, le signal s’accroche vite, et de toute façon je n’ai pas besoin d’une précision chirurgicale au centimètre près : ce qui m’importe, ce sont mes métriques d’effort personnelles.
Et surtout, il y a l’écosystème global. C’est le point noir qui a fini par me frustrer chez Huawei.
Je possède un compteur GPS vélo Garmin. Avec la Huawei, mes sorties à vélo restaient complètement isolées : impossible d’injecter proprement ces efforts dans l’analyse globale de ma forme. J’avais cette impression désagréable de rouler « dans le vide » pour mon statut d’entraînement. En revenant chez Garmin, tout se recale tout seul : j’allume mon GPS vélo, je connecte la montre pour diffuser ma fréquence cardiaque, et ma charge d’entraînement prend en compte chaque coup de pédale sans bidouille.
Ajoutez à cela :
- Charge et statut d’entraînement : savoir exactement si sa sortie développe le coffre aérobie ou l’explosivité, sans risquer la blessure bête.
- Préparation à l’entraînement (Training Readiness) : un indicateur précieux qui croise sommeil, VFC et fatigue pour savoir si on peut taper dedans ou s’il vaut mieux lever le pied.
- Garmin Pay : pour payer une bouteille d’eau ou un ravito imprévu au poignet sans sortir son smartphone.
L’astuce qui sauve la batterie d’une Garmin vieillissante
En ressortant l’Epix, un problème m’a sauté aux yeux : la batterie accusait le poids des années. L’autonomie n’était plus celle de sa prime jeunesse, m’obligeant à recharger tous les sept jours.
Le coupable était tout trouvé : la mesure du SpO2 en continu. C’est un gouffre énergétique colossal qui, soyons lucides, n’apporte pas grand-chose d’utile quand on court à Bruxelles au niveau de la mer.
Je l’ai donc purement et simplement désactivé. Je ne le réactive qu’exceptionnellement, comme lors d’une récente randonnée en altitude dans les Vosges pour surveiller l’acclimatation, avant de le recouper illico. Résultat immédiat : l’Epix est remontée à 10, voire 12 jours d’autonomie selon mes sessions GPS. Une seconde jeunesse sans débourser un centime.
On aime / On aime moins
Huawei Watch GT 6 Pro
- On aime : le design haut de gamme et les finitions soignées, l’autonomie remarquable, l’arsenal de capteurs orientés santé (ECG, rigidité artérielle), l’interface fluide.
- On aime moins : l’analyse de l’effort trop superficielle pour préparer une compétition, l’absence de paiement sans contact efficace.
Garmin Epix Gen 2
- On aime : la mine d’or analytique de Garmin Connect, le suivi précis de la charge d’entraînement, le confort de Garmin Pay, la solidité générale.
- On aime moins : un look plus massif et qui a vieillit, l’absence de nouvelles mises à jour majeures, un prix de départ initial très salé (mais amorti en 3 ans).
Le verdict Tinynews
Remplacer ma vieille Epix par une Fenix 9 flambant neuve à plus de 1 000 euros ? L’idée a pu me traverser l’esprit, mais ce serait une dépense inutile. Ce ne sont pas 1 000 euros au poignet qui feront tomber mon chrono sous 01h50 aux 20 km de Bruxelles : ce sont les kilomètres accumulés, la régularité et la rigueur dans les baskets.
Si vous cherchez une montre élégante, autonome et focalisée sur la surveillance de vos signaux vitaux pour vous remettre en mouvement, la Huawei Watch GT 6 Pro est un choix fantastique. Mais si votre remise en forme est achevée et que vous voulez disséquer vos performances pour franchir un palier athlétique, Garmin reste le patron incontesté.
Les bons plans du jour
Caméra Blink Outdoor 4 + Caméra Mini 2K+ Blink Blanc
Ajouté le 25/08/2026
