Après plusieurs jours passés avec la toute nouvelle Google Pixel Watch 5 au poignet, il est temps de vous livrer mes premières impressions.
Cette année, Google a décidé de nous faciliter la vie : une montre hyper fluide, une recharge éclair qui sauve les matins pressés et Gemini au poignet pour jouer les coéquipiers discrets. En attendant notre article consacré à l’écosystème Google Health et aux fonctions sportives détaillées, voyons ensemble ce que ce nouveau modèle a dans le ventre pour un usage de tous les jours !
Pour ce test, nous avons reçu le modèle 41 mm en coloris Canyon (un genre de rose). Je ne vais pas vous mentir : lors de la conférence de presse et au moment du déballage, Nicolas et moi étions franchement sceptiques sur la couleur. Mais c’était sans compter sur le magnifique soleil qu’on a eu en Belgique ces dernières semaines ! Avec la peau un peu bronzée, une fois la montre passée à mon poignet, j’ai complètement changé d’avis et je suis tombée sous le charme. Même mes ados de 12 et 15 ans m’ont confirmé en me lançant un grand « Magnifique ». Ils parlaient peut-être de moi et pas de la montre … ? On peut toujours rêver !
En dehors des nouveaux coloris proposés (Obsidian, Fog, Olive et Canyon), la Pixel Watch 5 garde son format rond en verre bombé Actua 360, toujours décliné en 41 mm et 45 mm. Côté dimensions et poids, Google conserve un gabarit similaire à la génération précédente : on reste sur 12,3 mm d’épaisseur pour un petit 31 grammes sur la balance (pour notre version 41 mm sans le bracelet).
Le changement se sent au niveau du poignet. Google a troqué le fluoroélastomère contre un tout nouveau « Bracelet sport (2e gén.) en caoutchouc nitrile-hydrogéné (HNBR) ». Derrière ce nom de produit chimique se cache une super amélioration : le matériau est plus résistant à la transpiration, résiste mieux aux mouvements et frictions, tout en gardant un revêtement « soft-touch » effet peau de pêche. Elle est tellement légère et agréable qu’elle se fait totalement oublier au bout de quelques minutes, et surtout la nuit.
Personnellement, c’est un gros coup de cœur. Elle est sobre, chic, super confortable et se fait oublier quand on la porte… bref, exactement ce que j’attends d’un objet qu’on garde jour et nuit au poignet.
Comme sur les générations précédentes, la Pixel Watch n’est pas du tout compatible avec iOS. En théorie, il vous faut obligatoirement un smartphone sous Android pour l’utiliser.
J’ai quand même voulu tenter une petite expérience : j’ai appairé la montre sur le Pixel 11 reçu pour le test, puis j’ai installé l’application Google Health sur mon iPhone en me connectant au même compte Gmail. Et surprise : les données se synchronisent bien ! Je peux consulter mes données santé sur mon iPhone. Mais ne criez pas victoire trop vite : l’astuce a ses très grosses limites. D’une part, vous ne recevez aucune notification de votre iPhone sur la montre. Mais surtout, il faut que le téléphone « hôte » (ici le Pixel) reste connecté et à proximité pour synchroniser régulièrement les données. Autant vous dire qu’au quotidien, se balader avec deux téléphones, ce n’est vraiment pas l’idéal. Pour ce test, ça m’a amusée de détourner le truc, mais pour une vraie utilisation de tous les jours, oubliez si vous avez un iPhone.
Sur l’écosystème Google, en revanche, l’appairage est d’une facilité déconcertante : on allume la montre, on approche le Pixel 11, et tout se synchronise immédiatement, un vrai bonheur.
Google nous promet une interface plus réactive grâce à la nouvelle puce Qualcomm Snapdragon W5 Gen 2 Accelerated (+20 % de vitesse selon eux) et un stockage doublé à 64 Go.
À l’usage, par rapport à la Pixel Watch 4, la différence n’est pas flagrante. Mais c’est sûr, la navigation est d’une grande fluidité : aucun ralentissement, ouverture instantanée des apps et cadrans animés impeccables.
Là où j’ai pris une vraie claque, c’est sur l’affichage. J’ai choisi un fond d’écran simple mais très coloré qui colle à merveille au look de la montre (et à notre bel été !). Honnêtement, même après 1 semaine avec la montre au poignet, je ne cesse de le dire « les couleurs sont magnifiques ».
Avec la luminosité folle qu’on a eu ces derniers jours, j’ai pu tester la promesse des 3 000 nits en conditions réelles. J’ai laissé la luminosité adaptative faire son travail, et le réglage est parfait. En balade en plein soleil, l’écran reste parfaitement lisible, sans avoir à plisser les yeux ou faire de l’ombre avec sa main, mais au saut du lit, pas d’écran suréclairé qui vous agresse les yeux fatigués au saut du lit à 6h du matin.
Pour rappel, Google Health (anciennement Fitbit), c’est l’application qui centralise et analyse toutes les données récoltées par la montre au quotidien. Et avec l’arrivée de la Pixel Watch 5, l’application passe clairement un cap. L’idée ici, c’est que la montre devienne un vrai petit ange gardien discret, capable de veiller sur vous sans vous bombarder de notifications pour un oui ou pour un non. Je prendrai le temps de revenir en détail sur toute la partie santé, l’application et le coaching dans un article dédié très bientôt, donc restez connectés !
Mais il y a un point très intéressant à souligner d’emblée : si l’on découvre ces nouveautés en même temps que cette Pixel Watch 5, Google n’a pas réservé toutes ses bonnes idées aux seuls acheteurs du tout dernier modèle. L’écosystème Health Guardian (comme l’appelle Google) et ses algorithmes vont aussi débarquer sur les générations précédentes (entre autres les Pixel Watch 3 et 4). Elles recevront elles aussi le suivi des notifications sur la fréquence cardiaque ou la perte de pouls, les alertes d’urgences respiratoires, ou encore les tendances mensuelles de pression artérielle. C’est franchement une super démarche de la part de Google, qui fait évoluer l’ensemble de ces montres plutôt que de pousser au renouvellement forcé vers un nouveau modèle.
Même si je réserve le gros du coaching sportif et de la santé avancée pour mon prochain article, il y a un sujet sur lequel j’ai déjà bien bossé pour cette première semaine de test… le sommeil.
Côté promesses, Google annonce une détection des phases de sommeil 15 % plus précise et la fonction Smart Wake, qui déclenche l’alarme en phase de sommeil léger dans une fenêtre de 30 minutes autour de l’heure voulue (pour autant que vous l’activiez). A voir sur du long terme si ça a un réel impact sur ma fatigue chronique… mais j’aime l’idée.
À l’usage, ce que j’adore, c’est que la montre repère l’endormissement toute seule, que ce soit pour la nuit, ou une simple sieste, sans même que je pense à activer le mode “Ne pas déranger” ou “Sommeil”. Pour la grande étourdie que je suis qui oublie systématiquement de passer en mode nuit avant de m’assoupir, c’est du pur bonheur : la montre comprend seule ce qu’il se passe et me fiche une paix royale.
Si l’analyse brute du sommeil reste un peu basique à mon goût par rapport à d’autres applications qui regorgent de graphiques très poussés, la vraie bonne surprise réside dans l’intégration de Gemini au cœur de Google Health.
Un matin, réveillée particulièrement tôt par l’alarme de Nicolas, j’ouvre l’application. La montre avait capté ce réveil matinal et me demandait : « Qu’est-ce qui vous a réveillé si tôt ce matin ? » avec plusieurs choix. J’ai cliqué sur “Un réveil”, pensant nourrir une simple statistique… et Gemini a engagé la conversation !
Moi qui utilise Gemini au quotidien pour un tas de chose, je trouve son intégration ici géniale. Nous avons papoté de mes habitudes et des solutions à mettre en place, si ce genre de situation est prévisible ou non, …
Pour les abonnés Google Health Premium, Gemini joue aussi le rôle de coach personnalisé (Google Health Coach). J’ai hâte de pousser l’expérience plus loin !
D’ailleurs, il n’y a pas que pour le suivi du sommeil que Gemini s’est invité dans la Pixel Watch 5. L’IA de Google est désormais omniprésente dans l’expérience au quotidien :
Je vais être très honnête, autant j’adore l’intégration intelligente de Gemini dans l’application Google Health ou via les petites suggestions discrètes à l’écran, autant l’assistant vocal à voix haute… je ne l’utilise presque pas chez moi. Pourquoi ? Parce qu’entre la montre, le smartphone Google et mon enceinte Nest Hub dans le salon, lancer un « Hey Google » ou solliciter l’assistant déclenche souvent tous mes appareils en même temps ! On se retrouve vite avec une chorale de requêtes en écho dans toute la maison. En revanche, pour lancer un chrono d’une commande rapide en cuisine ou interagir discrètement du bout des doigts quand on est en déplacement, l’intégration reste ultra pratique.
Côté batterie, Google annonce jusqu’à 30 heures d’utilisation sur le modèle 41 mm. Et contrairement à une certaine marque à la pomme, qui a tendance à survendre son autonomie, la Pixel Watch 5 tient vraiment ses promesses !
Pour vous donner une idée concrète du terrain : sur une journée de 24 heures classique, avec tous les capteurs santé activés mais sans séance de sport, la montre n’a perdu que 50 % de batterie. Sur mon gros test du week-end, chargée à 100 % le dimanche à 9h du matin, j’ai enchaîné une longue marche avec GPS le dimanche, une journée classique le lundi (sans sport), et le lundi soir au moment de me coucher, elle affichait encore 15 %. Autant dire qu’elle tient la distance sans faiblir.
Mais le vrai coup de cœur, c’est sa recharge rapide. J’ai fait le test un matin où la montre était presque à plat (2 %) :
Ce sont les derniers pourcents qui mettent du temps à venir, mais la charge complète est obtenue en 40 minutes chrono.
Clairement, ça change tout au quotidien : plus besoin de bloquer une heure devant la prise. Le temps de prendre ma douche et de boire mon café le matin, elle a déjà récupéré assez de jus pour repartir toute la journée.
Mon petit conseil pour la nuit : Gardez tout de même un œil sur votre niveau de batterie avant d’aller vous coucher. Comptez au moins 15 % si vous avez tous les capteurs activés. En tentant le coup un soir sous la barre des 12 %, la montre est passée en mode éco à 2 % en toute fin de nuit… et m’a lâchée juste avant l’heure fatidique du réveil. Résultat : pas de réveil par vibrations douces au poignet au matin mais le réveil tonitruant de mon chéri. Bon allez, c’est vite pardonné, mais comme ça, vous êtes averti.
Proposée à partir de 419 €, la Google Pixel Watch 5 reste dans la même gamme de prix que ses principales concurrentes. Mais entre un confort absolu au poignet, l’intégration très réussie de Gemini au quotidien et une autonomie solide portée par une recharge éclair, mon verdict pour ce premier contact est clair : c’est un grand OUI. Elle est belle, chic, simple d’accès et prête à vous accompagner toute la journée.
Crédit photo : Nicolas Varga/Audrey Dricot 2026 – Toutes les photos sont disponibles sur Google Photo.
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