Il y a des moments où l’Histoire semble avoir déjà écrit la fin du scénario. Juin 1940 en fait partie. La France s’effondre, l’armistice est signé, et la majorité des observateurs considèrent la guerre comme perdue. C’est précisément à cet instant qu’un général encore peu connu choisit la voie la plus improbable : refuser la défaite.
Avec La Bataille de Gaulle : L’Âge de fer, le réalisateur Antonin Baudry s’attaque à l’un des épisodes les plus décisifs du XXe siècle. Ce premier volet d’un diptyque consacré à Charles de Gaulle raconte la naissance de la France libre et les années durant lesquelles un homme presque seul tenta de convaincre le monde que la guerre n’était pas terminée.
Contrairement à de nombreux films historiques centrés sur les grandes batailles, L’Âge de fer s’intéresse avant tout à une lutte politique, diplomatique et morale. Lorsque de Gaulle rejoint Londres après la débâcle française, il ne dispose ni d’une armée puissante, ni d’un gouvernement reconnu, ni même d’un véritable soutien populaire. Son principal capital est une conviction inébranlable : la France n’a pas dit son dernier mot.
Le film suit ainsi la difficile construction de la France libre, les premières résistances et l’émergence progressive d’un mouvement qui finira par peser sur le cours de la guerre.
Pour incarner le Général, le choix s’est porté sur Simon Abkarian. À ses côtés, on retrouve notamment Simon Russell Beale dans le rôle de Churchill, ainsi que Benoît Magimel, Mathieu Kassovitz, Niels Schneider et Anamaria Vartolomei.
Le résultat affiche clairement de grandes ambitions, avec une distribution particulièrement riche pour un film historique français.
Ce long métrage constitue la première partie d’un diptyque inspiré de l’ouvrage de l’historien Julian T. Jackson consacré à de Gaulle. Le premier chapitre couvre principalement la période 1940-1942, tandis que le second, intitulé J’écris ton nom, poursuivra le récit jusqu’à la Libération.
Avec une durée d’environ 2 h 40, le projet assume pleinement son statut de grande fresque historique.
Parce qu’il ne raconte pas seulement la vie d’un homme célèbre. Il raconte surtout un pari qui semblait perdu d’avance.
Vu depuis 2026, il est facile d’oublier à quel point l’Appel du 18 Juin paraissait dérisoire au moment où il fut lancé. L’intérêt du film est justement de replacer le spectateur dans cette époque où rien n’était encore acquis, où l’avenir de la France libre tenait davantage de l’acte de foi que de la certitude stratégique.
Et puis, reconnaissons-le : peu de personnages historiques ont bâti une carrière aussi spectaculaire à partir d’une situation aussi désespérée.
Les premiers retours soulignent l’ampleur du projet, souvent présenté comme l’une des productions historiques françaises les plus ambitieuses de ces dernières années. Le film a notamment été présenté hors compétition au Festival de Cannes 2026 et est régulièrement comparé aux grandes fresques biographiques internationales.
La Bataille de Gaulle : L’Âge de fer est sorti en France le 3 juin 2026.
La Bataille de Gaulle : L’Âge de fer raconte les années les plus incertaines de la vie de Charles de Gaulle, lorsque celui-ci tente de bâtir la France libre après la défaite de 1940. Plus qu’un film de guerre, il s’agit d’un récit sur la volonté, la résistance et la capacité d’un homme à refuser ce que tout le monde considère comme inévitable. Une fresque historique ambitieuse qui rappelle qu’avant d’être une statue, une avenue ou un aéroport, de Gaulle fut d’abord un homme que presque personne n’écoutait.
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