Belgique : Avez-vous pensé à revendre vos téléphone et ordinateurs sur refurbed ?

refurbed étend son programme de reprise en Belgique

Vous aussi, vous avez chez vous une tablette, une montre connectée, une console de jeux ou un ordinateur portable inusité qui prend la poussière au fond d’un tiroir ? À partir d’aujourd’hui, les consommateurs belges peuvent revendre ces appareils sur refurbed : la plateforme en ligne dédiée aux produits électroniques reconditionnés étend en effet son service de reprise, jusqu’ici réservé aux smartphones, à cinq catégories de produits. L’occasion d’offrir une seconde vie aux appareils inutilisés et, pour les consommateurs, de se faire un peu d’argent par la même occasion. 

refurbed renforce ainsi sa position de porte-drapeau de l’économie circulaire — une étape logique dans la foulée des résultats déjà obtenus par l’entreprise depuis sa création en 2017. Au cours des ans, refurbed a aidé ses clients à épargner environ 474 000 tonnes d’équivalent CO₂ et à économiser 1 555 tonnes de déchets électroniques. Chaque nouvelle catégorie de produits ajoutée au service de reprise offre la possibilité d’accroître encore cet impact. C’est pourquoi l’entreprise prévoit à terme d’ajouter également d’autres catégories de produits que l’électronique grand public.

« 62 millions de tonnes de déchets électroniques ont été produites dans le monde en 2022. Un volume qui croît cinq fois plus vite que la capacité de recyclage officiellement enregistrée à l’échelle mondiale, alors que seuls 22,3 % de ces déchets font l’objet d’une collecte appropriée*. Des chiffres d’ailleurs corroborés par l’étude que nous avons menée au niveau local** à la fin de l’année dernière, laquelle a révélé que 17,7 millions de smartphones réutilisables et recyclables prennent actuellement la poussière dans les tiroirs des particuliers belges », explique Kilian Kaminski, cofondateur de refurbed.

“Grâce à notre service de reprise, nous cherchons à encourager les consommateurs à remettre leurs appareils électroniques usagés en circulation de manière responsable, plutôt que de les voir finir dans des décharges de déchets électroniques non réglementées, telles que nous avons pu en voir au Ghana ce printemps. ”

Comment fonctionne le service de reprise ?

Vendre un appareil sur refurbed est simple. Le client obtient tout d’abord une offre de prix en ligne, en fonction du produit concerné et de son état. L’appareil est ensuite contrôlé par un partenaire de refurbed. Une fois la vente approuvée, le client reçoit le montant convenu.

L’appareil est ensuite racheté par Recommerce Group, partenaire de reprise de refurbed, avant d’être reconditionné de manière professionnelle : il est inspecté, nettoyé et remis à neuf, jusqu’à être pratiquement indiscernable d’un nouvel appareil. Il est ensuite remis en vente sur la plateforme refurbed.

« Le lancement de cette nouvelle plateforme de reprise pour refurbed est le fruit d’un véritable partenariat, fondé sur une vision partagée. La mise en commun de nos compétences nous permet d’atteindre de nouveaux marchés et de proposer de nouvelles catégories de produits. Ainsi, nous accélérons l’économie circulaire et rendons les appareils reconditionnés plus accessibles », explique Clément Jomaa, Head of Business Development chez Recommerce Group.

17,7 millions de smartphones réutilisables et recyclables prennent la poussière dans les tiroirs belges 

Une étude menée par refurbed, la place de marché européenne dédiée aux produits reconditionnés lancée récemment en Belgique, en collaboration avec le prestigieux institut de recherche scientifique Fraunhofer Austria Research révèle que non moins de 17,7 millions de smartphones prennent la poussière dans les foyers belges. Et que 5,7 millions d’entre eux pourraient être reconditionnés. Les 12 millions résiduels comportent des matières premières critiques recyclables, d’une valeur de 29.345.794 millions d’euros. 

Selon l’étude de refurbed, 5,7 des 17,7 millions de smartphones ont moins de 3 ans. « Ils pourraient parfaitement être reconditionnés, et donc remis en état et réutilisés. Ce qui leur confère encore généralement une valeur de 150 à 200 euros, que leurs propriétaires laissent actuellement de côté », explique Kilian Kaminski, cofondateur de refurbed.

Les 12 millions d’autres exemplaires sont trop anciens pour être reconditionnés, mais peuvent être facilement recyclés. « Si nous procédions ainsi en Belgique, nous récupérerions 632,4 tonnes de matières premières critiques, comme le cobalt, ainsi que 14,4 tonnes de minerais de conflit, tels que l’or. » Ces matières représentent une valeur de 29.345.794 millions d’euros, qui pourraient être réinjectés dans la chaîne de valeur. « Par exemple via le réseau RREUSE, qui a établi une liste de partenaires locaux pour le recyclage des déchets électroniques dans toute l’Europe – y compris en Belgique. »

Une véritable mine d’or : de quoi réaliser 48.000 alliances 

Les minerais de conflit tels que l’or, l’étain et le tungstène sont souvent extraits dans des conditions précaires, au sein de régions instables. Les 12 millions de smartphones recyclables comportent 12 tonnes d’étain, 1,2 tonne de tungstène et 0,24 tonne d’or. « Chaque smartphone inutilisé contient en moyenne 0,02 gramme d’or, représentant une valeur totale de 21,7 millions d’euros et l’équivalent d’environ 48.000 alliances.

« La Belgique possède donc, sans même s’en rendre compte, une véritable mine d’or de ce qu’on appelle les «déchets électroniques» dans ses armoires et tiroirs, que nous ferions mieux d’exploiter », déclare Kilian Kaminski. « Avec environ 45.000 mariages par an en Belgique, nous pourrions donc fournir des alliances à plus de la moitié de ces couples pendant toute une année. »

Un trésor européen en matières premières de 1,1 milliard d’euros 

Au total, il y a dans les foyers européens 642 millions de smartphones inutilisés, dont 431 millions ne peuvent plus servir qu’au recyclage. Ensemble, ils contiennent plus de 5.000 tonnes de cobalt, 431 tonnes d’étain et 8,62 tonnes d’or, pour une valeur matérielle estimée à environ 1,1 milliard d’euros. «  Une tonne de déchets électroniques contient parfois plus de métal qu’une tonne de minerai. Les vieux smartphones rapportent ainsi souvent davantage de valeur que l’extraction minière proprement dite. En recyclant les smartphones, l’Europe pourrait réduire sa dépendance aux importations de matières premières et donner un nouvel élan à l’économie circulaire », déclare Kilian Kaminski.

Le recyclage continue de stagner à 10 % en Europe 

Seule une fraction des matériaux contenus dans les smartphones inutilisés est actuellement récupérée. Le taux de recyclage des smartphones n’est que de 7,5 % [2] au niveau mondial, et d’environ 10 % des anciens appareils en Europe [3]. La plupart sont exportés illégalement ou restent dans les tiroirs.

« Hormis ces chiffres, la dépendance de l’UE aux matières premières provenant d’autres pays devient plus aiguë, tandis que des millions de vieux téléphones prennent la poussière, par nostalgie ou par incertitude », déclare Kilian Kaminski. « L’Union européenne s’est fixé pour objectif de couvrir un quart de la demande totale en matières premières grâce au recyclage d’ici 2030. L’ambition est belle, mais certains aspects doivent encore être mieux organisés. Les responsables politiques et l’industrie doivent mettre en place des incitations claires et investir dans de meilleurs systèmes de collecte, des règles plus claires pour la réparabilité et la durée de vie, ainsi que dans des technologies modernes de recyclage. Ce n’est qu’ainsi que ces 25 % pourront être atteints en 2030. »

« Nous devons reconnaître qu’en laissant ces vieux téléphones dans nos tiroirs, nous alimentons activement la problématique des déchets électroniques, car nous retenons des matières premières qui pourraient être récupérées. Ce n’est qu’en les faisant réparer lorsque c’est possible, ou recycler lorsque c’est nécessaire, que nous réduirons notre demande en matières premières », ajoute Kilian Kaminski.

 


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Bertrand

Bertrand

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