Il y a des annonces qui ressemblent à une blague du 1er avril, puis il y a celles où l’on se surprend à vérifier son calendrier trois fois. L’idée que Netflix rachète Warner Bros et HBO Max fait partie de cette catégorie. Pourtant, imaginons un instant ce scénario titanesque. Cela donnerait une fusion à faire trembler Hollywood, les actionnaires, et probablement deux ou trois réalisateurs qui regrettent soudain de ne pas avoir signé leur contrat en double exemplaire.
Warner Bros Discovery pèse autour de 30 à 40 milliards de dollars en valorisation (selon les années, la dette et l’humeur des analystes). Netflix, de son côté, tourne plutôt autour des 230 à 250 milliards de dollars de capitalisation. L’idée qu’il puisse absorber un géant comme Warner n’est donc pas absurde… juste vertigineuse.
L’opération exigerait un mélange de cash, d’actions et probablement d’acrobatie financière. Dans ce scénario imaginaire, Netflix pourrait se permettre une telle acquisition, mais cela déclencherait probablement une série de migraines réglementaires, car un acteur dominant qui rachète un autre acteur dominant, cela attire habituellement l’attention — et pas du genre sympathique.
Warner Bros, c’est une véritable bibliothèque d’Alexandrie du cinéma moderne. Chaque année, le studio produit ou co-produit environ 20 à 25 films, plus de 30 séries, et détient des franchises qui arrivent avec un air de déjà-vu réconfortant : DC Comics, Harry Potter, Matrix, Dune, Mad Max, Le Seigneur des Anneaux (selon périodes et droits), et des centaines d’autres trésors plus ou moins poussiéreux.
HBO, de son côté, crée 10 à 15 séries premium par an, souvent parmi les plus primées au monde. L’association des deux aboutirait à une bibliothèque gigantesque, probablement la plus riche jamais réunie sur une seule plateforme.
On ne parlerait plus de simple streaming, mais de monopole narratif international. Pour binge-watcher tout le catalogue, il faudrait environ deux vies humaines, ravitaillées en café et déconnectées du monde extérieur.
Le risque le plus évident d’une telle fusion serait la centralisation extrême de la production. Si Netflix contrôle la majorité des blockbusters Warner et des séries HBO, la diversité des voix créatives pourrait en pâtir. L’industrie du cinéma repose traditionnellement sur une multitude de studios qui se concurrencent, se détestent cordialement et se volent parfois les acteurs à prix d’or. Cette dynamique disparaîtrait partiellement.
La salle de cinéma en prendrait un coup. Warner reste l’un des derniers studios très attachés aux sorties en salles. Netflix, lui, les utilise surtout pour les Oscars, ou lorsqu’un réalisateur menace de venir dormir sur le parking du siège social tant qu’on ne sort pas son film sur grand écran.
Dans ce futur hypothétique, les blockbusters pourraient migrer massivement vers le streaming, ce qui affaiblirait encore un secteur déjà fragile. Le spectateur moyen verrait la différence : moins de tapis rouges, plus de soirées canapé, et quelques complexes de cinéma transformés en salles de sport faute de rentabilité.
L’acquisition ferait sourire certains fans et pleurer d’autres.
Harry Potter pourrait revenir sous forme de série Netflix à très gros budget, avec suffisamment d’effets spéciaux pour alimenter un petit pays en chaleur.
DC Comics profiterait peut-être d’une vision plus cohérente, sauf si Netflix décidait de sortir trois Batmen différents la même année, histoire de tester des scénarios.
HBO, réputé pour ses productions adultes, pourrait inspirer des versions un peu plus sophistiquées des formats habituels de Netflix, et inversement, créer des « Game of Thrones : Teen Edition » pour diversifier les audiences.
Le marché du streaming est devenu un jeu de trônes. Les plateformes se disputent les abonnés, les talents, les droits, et parfois même la santé mentale du spectateur qui cherche juste « un film pas trop long mais pas trop léger ». Une acquisition d’une telle ampleur transformerait Netflix en super-plateforme incontournable, mélange de cinéma classique, de séries premium et de formats rapides qui s’enchaînent comme des chips.
Ce serait l’équivalent audiovisuel de fusionner un restaurant étoilé avec un buffet à volonté.
Même si cette acquisition relève aujourd’hui du domaine de l’anticipation, elle permet d’explorer ce que pourrait devenir l’industrie du divertissement si les géants continuaient de se dévorer entre eux. Un paysage centralisé, puissant, mais potentiellement uniformisé.
En attendant, Netflix et Warner continuent leur guerre froide du streaming, et Hollywood reste ce théâtre merveilleusement chaotique où tout peut arriver… sauf peut-être ça.
Pour l’instant.
Bienvenue dans l'ère où même vos caméras de sécurité ont un business model Ah, l'Arlo Pro 6. La sixième génération…
Le retour du généraliste qui ne sait plus trop ce qu'il est Ah, le Sony A7 V. La cinquième génération…
Avertissement : Cet article traite de déclarations publiques vérifiables de Donald Trump. Les faits sont sourcés, l'humour est gratuit. 1.…
Vous vous souvenez de cette publicité où la voiture électrique parcourt 500 km dans un paysage de rêve ? Eh…
Vous voilà face au dilemme existentiel du 21ᵉ siècle : Perplexity ou Claude ? C'est un peu comme choisir entre…
Enfin un membre de la famille qui fait VRAIMENT le ménage Vous en avez marre de passer l'aspirateur ? Vous…