Après qu’Audrey a pu tester le Deebot-t90-max-pro-omni, un aspirateur-robot qui fait le ménage à sa place, je me suis porté volontaire pour tester cet aspirateur-laveur Tineco S9 Scientist Complete. À la lecture de ses caractéristiques techniques, j’étais (étonnement) impatient de passer l’aspirateur. Moi qui suis plutôt dans les produits tech, c’est dire à quel point la fiche technique me faisait de l’œil !
Un point me titillait particulièrement : pourquoi cet appareil coûte-t-il 799 € (hors promotion, il est disponible à 664€ chez Coolblue) ? Et surtout, est-ce que ce prix est justifié ? Parce qu’à ce tarif, je veux bien nettoyer mon appartement, mais j’espère aussi qu’il sera capable de me préparer un café et de négocier avec les fourmis qui tentent d’envahir ma cuisine.
Si vous êtes comme moi et que vous ne connaissiez pas Tineco, voici la description de ma collègue Fabienne, qui en est déjà à son troisième modèle (car elle monte chaque fois en gamme) : “C’est tout simplement la meilleure marque d’aspirateur-laveur !”. Autant dire qu’elle était plutôt bien placée pour me donner envie de tester ce modèle.
Tineco n’est pourtant pas une nouvelle venue. Fondée en 1998, la marque s’est développée dans le domaine des aspirateurs avant de miser progressivement sur des appareils intégrants toujours plus de technologie.
En 2013, elle franchit notamment une étape avec son premier aspirateur-balai sans fil. En 2019, elle développe sa gamme PURE ONE et sa technologie iLoop, capable de détecter la quantité de poussière pour adapter automatiquement la puissance d’aspiration.
C’est notamment avec ses aspirateurs-laveurs FLOOR ONE que Tineco va se faire remarquer. Le principe est assez simple : réunir aspiration et lavage dans un seul appareil, tout en ajoutant suffisamment de capteurs et d’automatismes pour adapter le nettoyage à ce que l’on rencontre sur le sol.
Le S9 Scientist Complete reprend cette philosophie, avec différents modes de fonctionnement, une assistance au déplacement, un écran couleur et une station capable de nettoyer et de sécher la brosse.
Depuis, Tineco s’est également aventurée dans d’autres catégories, comme les appareils de cuisine et les produits de soin personnel. Une stratégie qui résume assez bien sa philosophie : transformer des appareils électroménagers classiques en produits davantage connectés, automatisés et intelligents.
Pour les amateurs de technologie, c’est plutôt intéressant. Pour les amateurs de ménage, c’est surtout une promesse de passer moins de temps à frotter.
Le ménage n’est vraiment pas ma passion. D’abord pour une question de temps. D’ailleurs, qui a encore le temps de faire le ménage ? Ensuite, pour la pénibilité de la tâche elle-même, mais aussi pour tout ce qui vient après : nettoyer les composants de l’aspirateur, la brosse, vider le bac à poussière, vider l’eau sale, rincer les réservoirs…
Bref, toutes les excuses sont bonnes pour repousser cette corvée au lendemain et quand le lendemain arrive, on trouve généralement une nouvelle excuse. Comme pour tout nouveau produit à tester, le fait de devoir l’essayer me motive à me lancer dans l’activité ménagère.
Quand je teste une montre, j’ai envie de me remettre au sport. Quand je teste une voiture, j’ai envie de rouler. Quand j’ai commencé à tester le Tineco S9 Scientist, j’ai commencé par aspirer quelques endroits de mon appartement et au fil de l’utilisation, j’ai fini par vouloir ranger et aspirer tout l’appartement !
Après avoir vu une présentation de Tineco à l’IFA de Berlin, j’étais donc plus qu’impatient de voir ce que cet appareil pouvait apporter à ma vie d’homme d’intérieur.
Je voulais aussi comprendre pourquoi ma collègue était devenue aussi fan de son aspirateur-laveur, au point de le passer tous les deux jours chez elle. Sa réponse était simple : c’est rapide, efficace et pratique.
Deux arguments qui, sur le papier, me parlent beaucoup plus que le plaisir de faire briller un carrelage.
La boîte est grande et lourde, ce qui laisse présager un appareil bien construit.
Dès l’ouverture, cette impression se confirme. L’aspirateur inspire confiance, avec une construction qui semble sérieuse et un poids qui se fait sentir. Il est recouvert de plastiques de protection de la tête aux pieds : il faut donc commencer par tout enlever avant de pouvoir le mettre en marche.
Côté accessoires, mon exemplaire est livré avec trois brosses au total : une déjà installée et deux de rechange. Il y a également une brossette et 2 filtres de rechange, et ça, c’est plutôt sympa ! Il ne faudra donc pas passer à la caisse immédiatement pour changer les consommables.
On retrouve également une solution nettoyante à mélanger avec l’eau. Tineco commercialise ses propres produits d’entretien et recommande de respecter ses consignes concernant les produits à utiliser.
Au premier allumage, détail amusant : l’aspirateur parle anglais par défaut. Oui, un aspirateur qui parle ! À ce stade, ce n’est presque plus étonnant. Entre les montres, les téléviseurs, les voitures et les enceintes connectées, il ne manque plus que mon grille-pain pour me demander si j’ai bien dormi.
Dès la mise en route, l’appareil donne des indications vocales pour expliquer quoi faire. Heureusement, il est possible de modifier la langue. Je passerai par l’application pour le configurer en français dès qu’il est connecté.
Oups, j’ai oublié de parler de la base de recharge. Elle ne fait rien d’exceptionnel, elle est juste reliée au courant et elle sert de socle à l’aspirateur. L’ensemble est cubique et assez réussi esthétiquement.
Je commence par tester l’appareil chez Audrey, puisque c’est chez elle que nous avons procédé à l’unboxing.
Premier point intéressant : l’aspirateur est autotracté. Il avance et accompagne les mouvements, grâce à la technologie SmoothDrive de Tineco. On ne doit donc pas fournir le même effort que lorsqu’on pousse un appareil classique.
Autre différence par rapport à un précédent aspirateur-laveur que j’avais utilisé : l’eau est distribuée au niveau de la brosse en continu, et pas uniquement par un jet d’eau ponctuel. Le fonctionnement est conçu pour maintenir un nettoyage humide régulier du sol (réglable dans l’application ou en fonctionne du mode de nettoyage). Et puis, surprise : lorsque je recule, l’appareil m’aide également à repartir en arrière !
Comme c’est mon premier aspirateur-laveur de cette marque, je ne savais pas si cette assistance était courante ou si elle constituait une nouveauté. En tout cas, je trouve cela plutôt bien pensé.
Il y a toutefois une petite différence entre les mouvements. Si je recule lentement, l’assistance m’accompagne légèrement. Si je fais un mouvement plus prononcé, l’appareil semble reculer sur une distance prédéfinie, parfois trop longue, ou au contraire trop courte par rapport à ce que je voulais faire. Rien de dramatique, mais il faut un petit temps d’adaptation pour trouver le bon mouvement.
Je laisse ensuite l’aspirateur gérer lui-même la puissance en mode Auto. Pour une première utilisation, cela me semble être le choix le plus logique.
Je passe du parquet du salon au hall de nuit, puis au carrelage de la cuisine. Le capteur iLoop est justement conçu pour adapter automatiquement la puissance d’aspiration en fonction de la saleté détectée.
L’écran couleur affiche le mode sélectionné. Sur mon appareil, je retrouve les modes Auto, Max, Suction et Quiet, ainsi que le pourcentage de batterie et plusieurs pictogrammes donnant des informations sur son fonctionnement.
L’écran est agréable à consulter et permet de savoir rapidement où l’on en est au niveau de la consommation de batterie et de l’encrassement.
En observant l’appareil de plus près, Audrey remarque un détail intéressant : une petite raclette se soulève lorsque j’avance et descend lorsque je recule, afin de mieux gérer l’excédent d’eau et les traces laissées sur le sol. Tineco appelle cette technologie StreakFree pour désigner cette fonction sur certains modèles de la gamme.
Le sol était déjà théoriquement propre chez Audrey, puisque son robot ECOVACS avait tourné un peu avant notre test.
Je termine donc ce premier petit ménage et je termine par vider le bac d’eau sale. C’est d’ailleurs l’aspirateur-laveur qui m’y a invité gentiment lorsque je l’ai reposé sur sa base de recharge.
Je m’attendais à ce que les saletés, les poussières, les cheveux et l’eau soient séparés. Eh bien non : tout est mélangé dans le réservoir. Ce n’est pas forcément un problème, tant que je ne dois pas mettre la main dedans. Et heureusement, ce n’est pas nécessaire pour vider le bac.
Je remarque surtout qu’il contient de longs cheveux. Tineco a justement prévu une technologie anti-enchevêtrement conçue pour empêcher les cheveux de s’enrouler autour du rouleau. Je confirme que, pendant mon essai, cela fonctionne très bien. Les cheveux finissent dans le bac plutôt qu’enroulés autour de la brosse, et ils terminent ensuite leur voyage dans les toilettes.
Le résultat le plus surprenant reste toutefois la couleur de l’eau. Elle est vraiment foncée, pour ne pas dire franchement sale ! Pourtant, je n’ai nettoyé qu’une petite partie du salon, du hall et de la cuisine. Audrey me rappelle que je suis passé dans des endroits où son robot ne peut pas aller, notamment certains recoins difficiles d’accès où la saleté a tendance à s’accumuler.
Comme quoi, même quand on pense que son appartement est propre, il reste parfois quelques surprises. Je commence à comprendre pourquoi ma collègue passe son aspirateur-laveur aussi régulièrement. Je vide le contenu du réservoir dans les toilettes, puis je rince le bac dans la cuisine.
Autre point fort : le Tineco peut s’aplatir à 180° pour passer sous certains meubles. Dans mon cas, je peux ainsi aller sous une partie du canapé. Comme il s’agit d’un canapé-lit, je ne peux pas aller très loin, mais c’est déjà mieux que ce que permet mon robot dans cette configuration.
La position à plat est un vrai avantage pour atteindre les zones difficiles d’accès. Il faut néanmoins garder en tête que le passage disponible dépend de la hauteur du meuble et de la configuration de l’appareil. A plat, l’appareil ne fait que 11cm !
Le lendemain, lorsque j’en parle à Fabienne, elle me demande si je suis satisfait de ce premier essai. Oui, plutôt ! Je lui demande ensuite si elle nettoie la brosse après chaque utilisation. Elle me répond que oui, que c’est rapide, mais surtout que le résultat est impressionnant : après le cycle de lavage à chaud, la brosse redevient propre et sèche.
Elle m’annonce environ cinq minutes pour le lavage. Sur mon appareil, j’observerai toutefois un cycle plus long lors de ma deuxième utilisation. Nous y reviendrons.
Après avoir été convaincu par l’efficacité du nettoyage chez Audrey, je ramène l’aspirateur chez moi.
Je veux le connecter au Wi-Fi de mon appartement, mais cela ne fonctionne pas correctement. Je suis obligé de supprimer l’appareil de l’application, puis de l’ajouter à nouveau avec le réseau de mon domicile.
Ce n’est pas catastrophique, mais je trouve cela dommage, car je perds le peu d’historique que j’avais déjà enregistré. Pour un produit qui mise justement sur la technologie et la connectivité, la configuration le changement de réseau devrait être possible.
Une fois la connexion établie, je m’attaque à ma cuisine. Au programme : des taches d’huile de la veille, des traces de café à côté du lave-vaisselle et quelques miettes. Rien d’extraordinaire, mais un bon test pour un appareil censé simplifier le quotidien.
Je décide de passer en mode Max. Et là, on peut dire que ça envoie du lourd ! La puissance d’aspiration annoncée pour le S9 Scientist atteint soit 22 000 Pa. C’est une valeur élevée sur le papier, même s’il faut rester prudent lorsqu’on compare des appareils différents sur la seule base de ce chiffre : la conception de la brosse et la manière dont l’appareil récupère les saletés comptent également.
En pratique, je constate surtout que les saletés présentes dans ma cuisine disparaissent efficacement. L’aspirateur me rappelle ensuite gentiment de vider le réservoir d’eau sale. Il m’indique qu’il faut le faire pour éviter que les mauvaises odeurs ne s’installent. Vu la couleur de l’eau, je n’ai pas vraiment besoin d’être convaincu.
Je vide le bac et je lance le nettoyage automatique de la brosse. Une fois encore, la couleur de l’eau me donne envie de passer l’aspirateur partout. C’est presque si je ne commence pas à devenir paranoïaque de la propreté, tellement l’opération est facile et rapide.
J’apprécie particulièrement la facilité avec laquelle on peut vider le bac et nettoyer le filtre. Il suffit de déclipser le réservoir, de retirer le filtre et de vider les déchets. Avec mon ancien aspirateur-laveur, il fallait démonter plusieurs compartiments et filtres. Ici, tout est plus simple.
Le cycle de nettoyage automatique démarre et s’arrête après environ huit minutes cette fois-ci (une autre fois ce sera 6 minutes). Je vérifie ensuite la brosse : elle est parfaitement propre, mais aussi chaude et sèche au toucher. Le nettoyage à chaud se fait à 85° !
C’est un point important. Un aspirateur-laveur qui nettoie bien le sol, c’est bien. Un aspirateur-laveur qui évite de nous obliger à démonter et laver sa brosse à la main après chaque passage, c’est encore mieux.
Encore une fois, c’est Fabienne qui m’apprend que le Tineco S9 peut également aspirer les tapis. Je pensais naïvement que comme ça humidifie en continu, c’était déconseillé.
Sans rien dire à Audrey, je décide donc de passer l’aspirateur sur le tapis de mon salon. Je m’attendais à ce que la brosse ne soit pas vraiment adaptée à cet exercice et qu’elle laisse les crasses derrière elle à cause de l’humidité et de la brosse sale.
Eh bien, pas du tout ! Grâce à la puissance d’aspiration, les saletés sont bien récupérées. Et le plus drôle, c’est qu’à peine arrivée, Audrey remarque immédiatement que j’ai aspiré le tapis. Bon, je ne sais pas si elle a un sixième sens pour repérer les sols propres ou si le résultat était simplement évident, mais le test est concluant.
C’est aussi un avantage appréciable : on n’est pas limité aux sols durs. Attention toutefois, cela ne signifie pas que l’appareil remplace un aspirateur classique pour tous les types de tapis. Il faut respecter les consignes du fabricant et vérifier que le tapis est compatible avec ce type de nettoyage.
Le nettoyage automatique de la brosse est vraiment pratique. Lors de mes essais, il faut compter environ 5 à 8 minutes pour le lavage et le séchage à chaud. J’ai également constaté une consommation d’environ 10 % de batterie pendant cette opération.
C’est un peu bruyant, je ne vais pas vous mentir. Mais comme le cycle est relativement rapide, ce n’est pas vraiment gênant. Il existe aussi un mode plus lent (40 minutes) et plus silencieux (45db). Personnellement, je préfère le mode rapide : cela me laisse juste le temps de me faire un café, de passer aux toilettes ou de prendre une douche et, à mon retour, c’est presque terminé !
Finalement, l’aspirateur et moi nous faisons beau et propre en même temps !
Cet été, j’ai eu des fourmis qui, allez savoir pourquoi, ont réussi à débarquer sur ma terrasse alors que j’habite au troisième étage en pleine ville, à Bruxelles.
Une centaine de fourmis avaient décidé que mon appartement était un restaurant gastronomique. Pour bloquer leur entrée vers leur garde-manger – autrement dit, ma cuisine – j’ai utilisé de la terre de diatomée. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’une poudre très fine, sèche et volatile. En clair, le genre de produit particulièrement pénible à nettoyer.
Entre la peur de voir les fourmis revenir et ma fainéantise légendaire, la poudre est restée devant la porte de ma terrasse pendant des semaines. Une zone où je ne fais de toutes façons jamais.
Pendant que je nettoyais ma cuisine, je me suis dit que ce serait finalement un excellent test pour le Tineco S9 Scientist Complete de s’attaquer à cette crasse.
Pourquoi ? Parce qu’il ne s’agit pas de quelques miettes ou de cheveux, mais de minuscules particules qui ressemblent presque à de la farine. C’est précisément le genre de saleté qui peut poser problème à un aspirateur. Je m’y attaque donc.
Le détecteur de saleté réagit immédiatement à la poudre. Je laisse l’appareil travailler et il parvient à l’aspirer et nettoyer en un passage très lent. J’en effectue plusieurs pour m’assurer que le résultat est satisfaisant.
Le sol est nettoyé et je décide évidemment de lancer un nettoyage complet sur la base, puis de vider et de nettoyer le bac. Le filtre situé à l’intérieur de l’aspirateur est très encrassé, donc il a très bien effectué son travail. Il reste cependant des particules blanches à l’intérieur de l’aspirateur.
Je retire le filtre, le tapote plusieurs fois contre l’évier pour enlever les résidus, et l’opération est terminée. L’appareil est prêt à repartir.
En revanche, la poudre est tellement fine qu’il y en a un peu partout dans l’aspirateur. Un coup de chiffon permet de retirer les dernières traces.
Le test est donc concluant sur le plan du nettoyage, mais il rappelle aussi qu’une bonne aspiration ne signifie pas que l’appareil est débarrassé de toutes les particules qui ont circulé à l’intérieur.
Petite précision importante : la terre de diatomée n’est pas une poussière anodine. Certaines formes de cette poudre peuvent irriter les voies respiratoires lorsqu’elles sont inhalées. Je ne recommande donc pas de reproduire ce test à la maison, surtout avec un appareil qui fait circuler de l’air. Pour ce genre de poudre, mieux vaut suivre les consignes de sécurité du produit utilisé et privilégier une méthode de nettoyage adaptée.
En tout cas, cette expérience m’a permis de découvrir une chose : même lorsque le sol paraît propre, il faut parfois regarder ce qui se passe dans le filtre pour comprendre ce que l’aspirateur a réellement récupéré.
Pour aller plus loin dans le test du Tineco S9 Scientist Complete, j’ai voulu filmer quelques situations concrètes : des graines de quinoa, de la farine et une sauce légèrement collante. Le but était de voir comment il se débrouille face à des saletés différentes, tout en évitant de gaspiller de la nourriture.
Test n° 1 : les graines de quinoa
Premier essai avec des graines de quinoa sur le parquet d’Audrey. Le Tineco les aspire sans difficulté.
Une petite astuce tout de même : lorsqu’on commence une nouvelle zone, mieux vaut avancer plutôt que reculer. Le souffle de l’appareil peut repousser les graines restantes et les disperser. Ce n’est pas dramatique, mais autant éviter de compliquer inutilement le nettoyage.
Test n° 2 : la farine, jusque dans les interstices du parquet
Pour le deuxième essai, j’ai choisi la farine, un peu comme lors de mon précédent test avec la terre de diatomée. Sauf qu’Audrey a eu la bonne idée de bien la faire pénétrer dans les petits interstices de son joli parquet.
J’avoue que je n’aurais pas spontanément étalé de la farine dans ces microfissures ! Mais le Tineco s’en est sorti en un seul passage. J’en ai tout de même effectué plusieurs autres pour vérifier que tout était parfaitement propre.
Test n° 3 : la sauce Frito, ou comment mettre la confiance d’Audrey à l’épreuve
Je voulais terminer avec un produit liquide et légèrement collant. J’avais d’abord pensé au ketchup, avant de retrouver un vieux pot de sauce Frito ouvert depuis quelques jours dans le réfrigérateur. Autant lui donner une dernière utilité.
J’ai demandé à Audrey d’en verser un peu sur le sol. Elle m’a fait tellement confiance qu’elle en a mis une quantité bien plus généreuse que prévu !
Le tournage n’a pas arrangé les choses : la lumière n’était pas bonne, il a fallu recommencer plusieurs prises et, à chaque fois, remettre de la sauce. Le parquet d’Audrey a donc eu droit à un traitement particulièrement généreux.
Mais la vraie surprise n’est pas que le Tineco ait réussi à nettoyer la sauce : c’est qu’il ait tout récupéré en un seul passage, sans laisser de trace visible.
Il y avait toutefois un petit effet secondaire : la sauce Frito contient de l’ail, et l’odeur s’est retrouvée dans l’air expulsé par l’appareil. Nous avons donc lancé le nettoyage à chaud de la brosse, vidé le réservoir d’eau sale dans les toilettes, puis rincé le réservoir avec du Dreft.
Verdict de nos essais vidéo
Le quinoa ne lui a posé aucun problème, la farine a disparu jusque dans les interstices du parquet et la sauce Frito a été nettoyée en un passage lors de notre essai. Ce ne sont évidemment pas des tests en laboratoire, et ces résultats ne garantissent pas le même comportement avec toutes les saletés ou sur tous les revêtements.
Une chose est sûre : le Tineco S9 Scientist Complete est manifestement plus doué pour nettoyer que nous pour réaliser des vidéos. J’espère que les images seront suffisamment claires pour vous montrer le résultat. Soyez indulgents : on a encore quelques progrès à faire côté réalisation… et Audrey, elle, a une confiance en moi qui force le respect !
Tineco étant une marque qui mise sur la technologie, il était logique de retrouver une application mobile. Et soyons honnêtes : aujourd’hui, presque tous les fabricants veulent connecter leurs appareils à notre smartphone.
L’application permet notamment de configurer plusieurs paramètres de l’appareil, de gérer les modes disponibles, de modifier la langue des annonces vocales et d’ajuster leur volume.
L’écran pour modifier les paramètres d’aspiration est moyennement traduit : « Liste des modes du laveur de plancher ». Il permet d’affiner la puissance d’aspiration ou de pulvérisation. J’ai tout laissé en standard, ça me convient très bien.
Selon les réglages accessibles sur la version de l’appareil et de l’application, on peut également personnaliser certains paramètres de fonctionnement, notamment la puissance, le débit d’eau et l’assistance au déplacement.
C’est intéressant, car tout le monde n’a pas les mêmes besoins. On ne nettoie pas une cuisine après avoir préparé un repas comme on entretient un salon relativement propre.
Dans mon cas, j’ai notamment utilisé l’application pour passer l’aspirateur en français et voir mes statistiques de nettoyage. Oui, l’application nous sort des données afin de nous motiver à aspirer ou à culpabiliser qu’on n’aspire pas assez. Personnellement je trouve ça assez addictif. Je me croirais dans un jeu vidéo dans lequel je veux avoir des bonnes stats. Je n’ai plus envie d’être le « Débutant en nettoyage » que l’aspirateur pense que je suis !
L’application apporte donc une valeur ajoutée pour les réglages, mais reste suffisamment fiable et simple à utiliser, avec ce petit truc en plus de RPG (pour les gamer).
Pour mesurer l’autonomie, j’ai conservé les paramètres d’usine. Il est en effet possible de modifier certains réglages dans l’application, comme la puissance, le débit d’eau ou l’assistance à la marche avant et arrière.
Je voulais d’abord voir ce que l’appareil était capable de faire sans optimisation particulière.
Tineco annonce jusqu’à 80 minutes d’autonomie pour le FLOOR ONE S9 Scientist sur sa fiche officielle. De mon côté, j’ai obtenu les résultats suivants lors de mes essais :
Oui, vous avez bien lu : j’ai même dépassé les 80 minutes annoncées en mode Quiet !
Il faut toutefois préciser qu’il s’agit de mes propres mesures, et non d’un test réalisé en laboratoire. L’autonomie varie selon le mode choisi, la quantité de saleté, les réglages, la surface nettoyée et la façon dont on utilise l’appareil. Le résultat obtenu en mode Quiet ne doit donc pas être considéré comme une autonomie garantie dans toutes les situations. Les 30 minutes en mode Max sont également logiques : plus on sollicite la puissance, plus la batterie se vide rapidement.
Pour moi, ces résultats sont plutôt rassurants. Même si je ne dispose pas d’un appartement immense, je préfère avoir suffisamment d’autonomie pour terminer le ménage sans devoir interrompre mon nettoyage pour recharger l’appareil.
À noter également : Tineco annonce des réservoirs de 0,88 litre pour l’eau propre et de 0,75 litre pour l’eau sale. Ces capacités restent relativement modestes lorsqu’on doit nettoyer de grandes surfaces ou des sols très sales. Il faudra donc parfois prévoir de remplir ou de vider les réservoirs en cours de route.
Vous remarquerez que je n’ai pas vraiment insisté sur le bruit pendant ce test. La raison est simple : je ne l’ai pas trouvé particulièrement choquant.
J’avais envisagé de sortir un sonomètre pour mesurer le niveau sonore, mais après utilisation, je n’ai pas jugé cela nécessaire. À mes oreilles, le Tineco ne fait pas davantage de bruit qu’un autre aspirateur dans des conditions comparables.
Je préfère donc vous donner mon ressenti plutôt que de publier un chiffre qui n’aurait pas été mesuré dans un protocole rigoureux.
Attention, cela ne signifie pas qu’il est silencieux ! Si vous comptez passer l’aspirateur à côté d’un bébé qui dort, ce n’est probablement pas la meilleure idée. Même le mode Quiet reste un mode d’aspiration, pas une invitation à faire le ménage dans une bibliothèque.
Dans les autres situations du quotidien, je n’ai pas trouvé le bruit suffisamment gênant pour gâcher l’expérience. Et pour le nettoyage automatique à chaud, comme le cycle est relativement court, on lui pardonne plus facilement son petit concert.
C’est la question que je me posais au début de ce test. Je ne suis pas particulièrement amateur de ménage mais après plusieurs utilisations, je comprends mieux pourquoi certains utilisateurs ne veulent plus revenir à un appareil classique.
Le premier argument, c’est évidemment l’efficacité. Le Tineco S9 Scientist Complete a nettoyé efficacement les sols que j’ai testés, y compris les taches de cuisine, les saletés plus difficiles et le tapis de mon salon. Le capteur de saleté, l’assistance au déplacement et les différents modes rendent son utilisation agréable.
Le deuxième argument, c’est l’entretien. Le nettoyage automatique de la brosse, le séchage à chaud et la facilité de vidange des réservoirs changent réellement l’expérience. On ne doit pas simplement nettoyer son sol : on doit aussi nettoyer l’appareil après usage. Et c’est précisément cette deuxième partie qui peut décourager certains utilisateurs.
Le troisième argument, c’est le confort. La position à plat à 180° permet d’atteindre certains endroits sous les meubles, tandis que la propulsion facilite les déplacements. L’écran et les annonces vocales complètent cette expérience plus technologique.
L’autonomie est également intéressante, avec 85 minutes mesurées en mode Quiet lors de mon test. Et même si le bruit est présent, je ne l’ai pas trouvé particulièrement dérangeant au quotidien.
Tout n’est cependant pas parfait, le poids se fait sentir lorsque je le soulève pour le déplacer au-dessus de mon canapé ou dans la cuisine et les réservoirs ne sont pas énormes.
Et puis, il y a le prix. À 799 € hors promotion, le Tineco S9 Scientist Complete représente un investissement conséquent pour un appareil électroménager. Il faut réellement apprécier le confort apporté par l’aspiration et le lavage combinés, ainsi que par l’entretien automatisé, pour justifier une telle dépense.
Est-ce que je dépenserais 799 € pour l’acheter ? Je serais beaucoup plus tenté de profiter d’une bonne promotion comme ça a été le cas plusieurs fois ces dernières semaines. À prix réduit (moins de 649€), il devient nettement plus intéressant.
Ce Tineco S9 Scientist Complete a réussi quelque chose que je pensais impossible : faire le ménage chez moi et me donner envie de passer l’aspirateur (qui en plus nettoie à l’eau).
Bon, ne nous emballons pas : je ne vais pas commencer à proposer mes services de nettoyage au voisinage. Il ne faut quand même pas exagérer.
Si vous utilisez déjà régulièrement un aspirateur-laveur et que vous cherchez un modèle plus confortable, le Tineco a de solides arguments. Si vous disposez d’un petit appartement et que vous passez l’aspirateur une fois par semaine, l’investissement sera probablement plus difficile à justifier.
Pour ma part, je suis arrivé à une conclusion inattendue : j’ai commencé ce test en cherchant toutes les excuses possibles pour éviter le ménage. J’ai terminé par nettoyer des zones que je n’avais pas touchées depuis des semaines, y compris mon tapis et cette fameuse porte de terrasse abandonnée aux fourmis.
Et rien que pour ça, le Tineco a déjà marqué un point.
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