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Sonos Beam Ultra : j’ai déjà une Beam Gen 2… et pourtant, je suis complètement excité

Il y a quelque chose d’assez paradoxal dans le fait d’être passionné de technologie depuis des années : on finit par posséder exactement ce dont on avait envie, on trouve enfin un équipement qui fonctionne parfaitement, on se dit que cette fois, c’est bon, on ne changera plus rien… et puis une marque présente une nouvelle version de ce même produit et notre belle résolution disparaît en quelques secondes.

C’est exactement ce qui vient de m’arriver avec la Sonos Beam Ultra. Le problème, c’est que je possède déjà une Beam Gen 2, que j’en suis parfaitement satisfait et que je n’avais absolument aucune raison objective de la remplacer. Elle fait très correctement ce que je lui demande, elle est discrète sous le téléviseur, elle fonctionne avec mon installation Sonos et, depuis que je suis tombé dans l’univers de la marque en 2014, j’ai suffisamment accumulé d’enceintes pour savoir qu’il vaut parfois mieux résister à la tentation.

Et pourtant, depuis que Sonos a annoncé cette Beam Ultra, je me surprends à imaginer ce que donnerait cette nouvelle génération dans mon salon. Voilà. C’est probablement comme cela que commencent les dépenses inutiles.

Douze ans que Sonos me fait le coup

Je crois qu’il faut replacer cette Beam Ultra dans mon histoire personnelle avec Sonos pour comprendre pourquoi son arrivée m’intéresse autant.

Je suis client de la marque depuis 2014 et, en douze ans, j’ai eu largement le temps de voir évoluer ses enceintes, son écosystème et sa manière d’aborder l’audio domestique (même si leur app reste un sacré boulet de fiabilité). Ce que j’ai toujours apprécié chez Sonos, c’est cette capacité à rendre la technologie presque invisible : on installe une enceinte, on la connecte, on la retrouve dans l’application et, après quelques jours, on ne pense même plus à la manière dont tout cela fonctionne.

Le son est simplement là, dans la pièce, et c’est probablement la meilleure définition que l’on puisse donner d’une technologie réussie.

Ma Beam Gen 2 s’inscrit exactement dans cette logique (bon, je lui ai adjoint deux compère Sonos One que je possédais depuis des années). Elle n’est pas là pour impressionner visuellement les visiteurs qui entrent dans le salon, elle est simplement devenue une partie de la maison, au même titre que le téléviseur ou les autres équipements que l’on finit par ne plus remarquer.

C’est donc assez amusant de voir que Sonos arrive encore, après toutes ces années, à réveiller chez moi cette curiosité que l’on ressent lorsqu’un nouveau produit vient de sortir.

Et cette fois, Sonos ne s’est pas contenté de changer le nom

La première chose qui m’a réellement accroché avec la Beam Ultra, c’est que Sonos semble avoir voulu aller assez loin dans l’évolution du produit, plutôt que de simplement reprendre la Beam Gen 2 en lui ajoutant quelques améliorations discrètes.

La nouvelle barre adopte une configuration 7.1.2 Dolby Atmos et embarque neuf haut-parleurs, avec notamment des éléments destinés à travailler davantage la spatialisation et la sensation de hauteur.

Sur une fiche technique, cela peut évidemment sembler assez abstrait, mais pour quelqu’un qui utilise déjà une Beam Gen 2, la question devient immédiatement beaucoup plus concrète : est-ce que je vais réellement entendre une différence ?

C’est exactement ce que j’ai envie de découvrir. Parce que le Dolby Atmos est une technologie que je trouve fascinante lorsqu’elle est bien utilisée, mais qui peut aussi rapidement devenir un exercice de marketing consistant à nous expliquer qu’un son situé quelque part dans la pièce est désormais capable de venir “d’au-dessus de nous”.

Mon cerveau est parfaitement conscient que le haut-parleur se trouve toujours sous le téléviseur, mais une bonne spatialisation peut malgré tout réussir à lui faire croire le contraire, et c’est précisément ce petit tour de magie qui m’intéresse.

Je veux surtout retrouver cette sensation de surprise

C’est probablement ce qui me plaît le plus dans l’évolution d’une installation audio.

Je ne cherche pas forcément à avoir le matériel le plus puissant, le plus cher ou celui qui affiche le plus grand nombre de chiffres sur sa fiche technique. Ce qui m’intéresse, c’est le moment où l’on lance un film que l’on connaît déjà et où l’on se surprend à penser que quelque chose est différent, que l’environnement sonore semble plus large ou que certains détails que l’on n’avait jamais remarqués ressortent soudainement.

Avec la Beam Ultra, Sonos promet justement une immersion plus importante grâce à cette nouvelle architecture. Et j’avoue que je suis particulièrement curieux de voir ce que cela peut donner avec une installation qui reste aussi compacte, parce que c’est finalement tout le paradoxe de la Beam : elle n’a jamais cherché à prendre énormément de place, alors qu’elle essaye constamment de donner l’impression que le son vient d’un espace beaucoup plus grand.

Ce qui m’intéresse presque autant que l’Atmos : les voix

Il y a également une autre nouveauté qui me parle beaucoup plus qu’elle ne devrait probablement le faire sur le papier : l’amélioration des dialogues grâce à l’intelligence artificielle.

Parce que je ne sais pas si c’est l’âge, les mixages audio modernes ou simplement ma capacité à m’endormir devant une série dès que quelqu’un parle trop doucement, mais je trouve que les dialogues sont devenus un véritable sujet dans les films et les séries.

On connaît tous cette situation où deux personnages discutent tranquillement et où l’on finit par monter le volume pour comprendre ce qu’ils racontent, avant de se retrouver quelques secondes plus tard avec une musique ou un effet sonore suffisamment puissant pour faire vibrer les fenêtres.

La Beam Ultra cherche justement à mieux faire ressortir les voix, et si cette fonction fonctionne réellement bien, je pense qu’elle pourrait avoir beaucoup plus d’intérêt au quotidien qu’une démonstration spectaculaire de Dolby Atmos.

Parce que finalement, ce que je demande à ma barre de son lorsque je regarde une série un soir en semaine, ce n’est pas forcément de me transporter dans une salle IMAX. J’aimerais surtout entendre correctement ce que racontent les acteurs sans devoir jouer en permanence avec la télécommande.

Une Beam qui reste une Beam, et c’est important

Ce qui me plaît également dans cette nouvelle version, c’est que Sonos n’a pas complètement abandonné ce qui faisait l’intérêt de la Beam.

Elle reste compacte, elle reste relativement discrète et elle peut parfaitement trouver sa place sous un téléviseur sans donner l’impression que j’ai décidé de transformer mon salon en salle de projection professionnelle.

C’est un détail qui compte énormément pour moi, parce qu’une installation audio doit finalement réussir à trouver sa place dans une pièce de vie. Je n’ai pas envie que chaque personne qui entre chez moi commence par demander pourquoi j’ai installé une enceinte qui ressemble à un équipement de studio de cinéma.

J’aime les beaux appareils, évidemment, mais j’aime encore davantage lorsqu’ils savent se faire oublier. Et c’est précisément ce que Sonos fait plutôt bien depuis longtemps.

Puis vient forcément la tentation du système complet

Évidemment, si je commence à regarder cette Beam Ultra avec autant d’intérêt, c’est aussi parce que je connais parfaitement le fonctionnement de l’écosystème Sonos.

Une barre de son peut commencer seule, puis un jour on se dit qu’un caisson de basses apporterait certainement un peu plus de profondeur. Ensuite, on découvre que deux enceintes placées derrière le canapé pourraient améliorer l’immersion, et à partir de là, l’installation commence doucement à prendre une autre dimension. Mais bon, je pense que je vais simplement rester avec mes deux satellites en surround, le caisson de basse n’est pas nécessaire.

Je connais le mécanisme, puisque je suis client Sonos depuis 2014, et je sais donc parfaitement comment cette histoire risque de se terminer si je commence à remplacer ma Beam Gen 2.

Je vais vouloir essayer. Puis comparer. Puis regarder un film. Puis écouter de la musique. Puis me dire que, finalement, il serait dommage de ne pas ajouter ceci ou cela.

Et quelques mois plus tard, je serai probablement en train d’expliquer très sérieusement à quelqu’un que tout était parfaitement planifié depuis le début.

Mais 699 euros, il faut quand même les sortir

L’enthousiasme a ses limites, surtout lorsqu’il rencontre un prix de 699 euros.

C’est une somme importante pour une barre de son, particulièrement lorsque l’on possède déjà une Beam Gen 2 qui fonctionne parfaitement. Il serait donc assez hypocrite de prétendre que la question financière n’existe pas.

La Beam Ultra se positionne clairement entre la Beam Gen 2 et l’Arc Ultra, ce qui permet à Sonos de proposer quelque chose de plus ambitieux sans aller directement chercher le tarif du modèle haut de gamme.

Pour quelqu’un qui découvre Sonos et souhaite construire une installation home cinéma relativement compacte, le raisonnement peut donc être assez simple. Pour quelqu’un comme moi, qui possède déjà une Beam Gen 2, le problème est différent : il faut réussir à justifier le passage à la nouvelle génération.

Et c’est précisément là que la différence réelle à l’écoute sera déterminante.

Parce que ma Beam Gen 2 n’est pas devenue mauvaise du jour au lendemain

C’est peut-être le point le plus important. L’arrivée d’une Beam Ultra ne transforme évidemment pas ma Beam Gen 2 en vieille enceinte dépassée qu’il faudrait absolument remplacer.

Elle reste une très bonne barre de son, elle fait son travail et elle continuera probablement à le faire encore longtemps. Mais une nouvelle génération n’a pas forcément besoin de rendre l’ancienne mauvaise pour être intéressante.

Elle doit simplement apporter quelque chose qui donne envie de passer à l’étape suivante. Et c’est précisément ce que je ressens avec cette Beam Ultra.

Je ne me dis pas que ma Beam Gen 2 est devenue insuffisante. Je me dis simplement que je suis curieux de savoir jusqu’où Sonos a réussi à pousser ce format, et cette nuance change complètement la manière dont je regarde le produit.

C’est peut-être ça, finalement, le charme de Sonos

Après douze ans, je pourrais parfaitement être blasé. J’ai vu passer suffisamment de produits, d’enceintes et de nouvelles générations pour ne plus m’enthousiasmer à chaque annonce, surtout lorsqu’il s’agit simplement de remplacer un appareil que je possède déjà.

Et pourtant, cela fonctionne encore. Je vois cette Beam Ultra et j’ai envie de l’écouter.

J’ai envie de prendre un film que je connais par cœur, de m’installer dans le canapé et de voir si je vais réellement percevoir cette différence que les caractéristiques techniques annoncent.

J’ai envie de retrouver cette sensation assez particulière que l’on ressent lorsqu’un équipement audio réussit à dépasser ce que l’on imaginait possible avec son encombrement.

Et surtout, j’ai envie de retrouver cette impression que j’ai eue lorsque j’ai commencé à utiliser Sonos en 2014 : celle d’avoir découvert une manière beaucoup plus simple de profiter du son à la maison, sans devoir devenir ingénieur du son pour simplement écouter de la musique ou regarder un film.

Les pré-commandes sont ouvertes sur le site de Sonos et les premiers envois prévu pour le 29 septembre 2026, en blanc ou noir.

Configuration audio

7.1.2

Format audio

Dolby Atmos

Nombre de haut-parleurs

9

Amplification

9 amplificateurs numériques Classe D

Tweeters

5, dont 2 orientés vers le haut

Dolby Atmos Music

Oui

Trueplay

Oui

Amélioration des dialogues

Oui, avec traitement IA

Mode Son nocturne

Oui

Wi-Fi

Wi-Fi 6, 2,4 / 5 GHz

Bluetooth

Bluetooth 5.3

AirPlay 2

Oui

Contrôle vocal

Sonos Voice Control

Connectique TV

HDMI eARC / ARC

Ethernet

Via adaptateur Sonos Combo, USB-C

USB-C

Oui, via adaptateur pour Line-In ou Ethernet

Commande

Commandes tactiles + télécommande TV

Alimentation

100–240 V, 50/60 Hz

Dimensions (H × L × P)

63 × 750 × 105 mm

Poids

2,88 kg

Finition

Mate

Coloris

Noir ou blanc

Fixation murale

Filetage M5 × 0,8 mm

Prix Belgique

699 €

Bertrand

Explorateur d'Internet depuis 1995 et toujours à la recherche de la prochaine terre promise connectée. Mangeur de chocolat, fan de cuisine, de rando et de Kindle.

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