Vous savez quoi ? La face fripée de belle-maman est maintenant la propriété de FaceApp, tout comme sa photo originale, en train de poser avec Poupette, son Chihuahua méprisant et aboyant telle une kalachnikov sous stéroïde.
Et oui, il fallait s’y attendre car, si le produit est gratuit pour certaines de ses transformations, il faut bien que la firme russe à l’origine de FaceApp puisse trouver de la matière première.
Soyons clair, dés que vous sélectionnez une photo à transformer, celle-ci est envoyée sur les serveurs russes afin d’être traitée… Ou pas. Oui, même si vous n’en faites rien, le cliché deviendra la propriété de FaceApp car vous avez évidemment lu les “small prints” des conditions d’utilisation et vous avez marqué votre accord tacite en l’installant.
Mais le problème soulevé va plus loin. En effet, nous allons tous nous amuser à nous vieillir en prenant un selfie mais, vous l’aurez compris, nous allons aussi utiliser des photos de personnages politiques ou d’autres membres de notre famille pour tenter d’amuser la galerie durant quelques jours, pour sombrer ensuite dans les oubliettes des App à utiliser une dizaine de fois, tout au plus. Le buzz, c’est ça aussi.
Pendant ce temps, FaceApp aura récolté des millions de visages, transformés ou non, vous appartenant ou non, qui serviront à alimenter la machine à créer des faciès factices et, pourquoi pas, à vous retrouver sur une affiche de 20 mètres carrés qui vante les mérites du dernier produit anti-rides du numéro de la cosmétique.
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