Apple : Les chiffres fous de l’histoire des MAC en photos

Si beaucoup d’entre vous ont fui le cours d’histoire (ou le fuie encore), je suis certain que ce petit rappel de l’histoire des Mac vous intéressera un peu plus que la vie trépidante d’Assourbanipal ou de l’apparition de l’écriture cunéiforme. C’est parti pour les essentiels !

Le premier ordinateur personnel (1984-1985)

C’est en 1984 qu’est né le premier « PC » (Personal Computer) d’Apple : Le Macintosh 128K. Oui, la mémoire centrale était limitée à 1/8 de Mega-octets pour faire fonctionner la totalité de la machine, soit 50 fois moins d’espace mémoire qu’une photo sortant de votre appareil photo numérique. Le Macintosh 128K était équipé d’un écran noir et blanc et d’un lecteur de disquettes. Le prix était de $2.500 et plus de 70.000 unités furent vendues lors de son lancement. A l’époque, Steve Jobs souhaitait déjà que le Macintosh soit construit sans aucun ventilateur afin de n’émettre aucun bruit.

Il était équipé du système d’exploitation « System 1.0 » et le Finder existait dans une forme plus simpliste. Le Macintosh fonctionnait déjà à l’aide d’une interface graphique composée de fenêtres et d’icônes à manipuler avec une souris.

Fondée en 1976 par Steve Jobs, Steve Wozniak et Ronald Wayne, une lutte de pouvoir interne engendre le départ de Steve en 1985.

La phase modulaire (1987-1992)

En 1987, Apple sort un boitier qui ressemble étonnement à un gros PC : Le Macintosh II. Celui-ci n’intègre pas d’écran et il est donc possible d’avoir le choix. Il intègre un des premiers processeurs Motorola 68020 à 16 MHz. Pour les plus jeunes, le smartphone que vous tenez dans le main tourne à 1.6 GHz, soit une vitesse d’horloge 100 fois plus rapide que le Motorola. Il pouvait exécuter 5 millions d’instructions par secondes (MIPS) tandis qu’un Intel Core i7 de dernière génération (2015) vous en offre 300.000 millions et est donc 60.000 fois plus puissant (toutes choses étant égales par ailleurs). Composé de nombreux slots et d’un port SCSI, il pouvait accueillir des extensions mémoires, des cartes graphiques additionnelles ainsi que des imprimantes et des scanners bien encombrants et … totalement hors de prix.

Le Macintosh II pouvait être équipé d’un disque dur capable de sauvegarder jusqu’à 80 Mega-Octet de données. Soit l’équivalent d’une centaine de photos sortant de votre smartphone ou du dernier album de Cold Play en MP3. Impensable, n’est-ce pas ? Tout comme son prix : près de $4000 lors de son lancement.

Il évolua encore quelques années avec des modèles IIx, IIfx, IIcx équipés de processeurs plus rapides. Les modèles haut de gamme étaient vendus aux alentours de $8000.

L’époque de la (trans)portabilité (1989-1991)

Le tout premier ordinateur portable d’Apple sortira des usines en 1987 : Le Macintosh portable. Oui, il était bien transportable facilement étant donné qu’il ne pesait que 7 kg tout compris. Il était équipé d’un disque dur de 40 Mo et d’un écran LCD à matrice active d’une résolution de 640×480 pixels, soit une résolution équivalente à un smartphone bas de gamme. Il embarquait également une souris du type « boule à rouler » très en vogue dans les années 90. Ce concept fut d’ailleurs repris par Compaq dans ces premiers portables.

La batterie au plomb-acide était équipée de 3 cellules de 2 volts lui permettant une autonomie de 10 heures. Un record encore rarement rencontré aujourd’hui.

Les échecs commerciaux (1992-1997)

Au début des années 90, Apple comprend que son succès viendra du grand public et sort le Macintosh Performa. Malgré tout, Apple s’enfonce de plus en plus dans le rouge et essaie de vendre ses anciens modèles « rebrandés » aux familles et au sein des écoles. A l’époque, il était vendu sous trois grands modèles : le Performa 5200 qui intégrait un écran, le Performa 6300 ressemblait plus à une station de travail sans écran, tandis que le Performa 6400 arborait fièrement son look de tour.

Ce fut un échec marketing total. Les revendeurs préféreront de loin refiler la sauce Windows de Microsoft aux acheteurs d’ordinateurs à la recherche d’un produit plus générique et plus compatible avec la majorité des logiciels disponibles. De plus, la gamme très étendue des Performa ne faisait que semer le doute chez les consommateurs. En effet, plus de 30 modèles de Performa étaient proposés à la vente. Confusion totale. Panique. Apple est au bord de la faillite.

Par ailleurs, de 1991 à 1992, Apple sort son premier PowerBook 100 qui ouvre l’ère des portables d’entreprises. Vendu pour $2500, il reprend quasi les mêmes composants que le Macintosh portable mais propose un boitier bien plus léger et compact (2.4 Kg). Son prix exorbitant engendra également un échec commercial. La chute est rapide, Apple souffre.

 

L’avènement des Power Mac

A partir de 1994, Apple laisse tomber les processeurs Motorola pour se tourner vers Digital et des processeurs PowerPC qui deviennent très vite réputés pour leur puissance. Au début des années 2000, Apple devient une référence en matière de capacité calcul vectoriel avec son Power Mac G4. Tandis qu’en 2003, le G5 offre une capacité mémoire de 16 Go et est même vendu avec une version quadri-processeurs et un boitier en aluminium anodisé de plus bel effet. De la puissance brute sous un angle design de près de 20 Kg, vendu $3.300.

Le retour du roi

En décembre 1996, Steve Jobs revient chez Apple suite au rachat de NeXT. Bon plan. La marque à la pomme sort l‘iMac en 1998, un boitier tout-en-un compact et transportable avec un souris ronde. Proposé dans divers coloris, l’iMac surfe sur la vague Internet en proposant l’ordinateur prêt à surfer tandis que Microsoft s’interroge encore sur le futur du réseau. Le succès est au rendez-vous : 800.000 iMacs vendus en moins de 6 mois.  Apple renoue avec les bénéfices. L’iMac est vendu entre 1.100 et 2600 € selon les modèles et la puissance du processeur.

Entre 1999 , Apple introduit un tout nouveau concept avec l’iBook. Une version portable très colorées aux formes rondes vient inonder le marché de 1999 à 2000  : L’ordinateur en forme de palourde vendu pour $1600 et embarquant un disque dur de 6Go et 64Mo de mémoire. Oui, je sais, cela fait sourire et il n’y a pas d’erreur.

Par la suite, l’aspect rond fut totalement abandonné pour laisser place à l‘iBook G3 Dual USB aux formes plus carrées. Il fut vendu de 2001 à 2003 aux environs de $1600, avec des diagonales d’écran de 11 ou 14 pouces.

Le iMac se déclinent … et se vendent

Steve Jobs innove et sort l‘iMac G4 « Tournesol » et son support en demi-sphère surmonté de son bras articulé où trône l’écran plat de 15 à 17 pouces. En 2004, l’IMac abandonne les rondeurs pour un ensemble n’affichant pas plus de 5 cm d’épaisseur avec l’iMac G5. Les disques durs évoluent et proposent dorénavant une capacité de 160 Go mais 256 Mo de RAM suffisent à donner du souffle à la machine. L’iMac G5 se vend entre 1399€ et 2100€ selon les configurations.

En 2007, Jobs intègre l’aluminium dans les boitier ainsi que la dalle en verre pour protéger l’écran. Cet aspect premium des matériaux est encore utilisé de nos jours pour la construction des iMac (et des Macbook) que nous voyons chaque jour dans les séries télévisées et les blockbusters américains à la recherche de placement de produits… ou sur votre bureau.

Les MacBooks se font plus léger que l’Air

En février 2008, Steve Jobs présente  le MacBook Air, le notebook le plus fin du monde avec son boitier « Unibody » en aluminium. Sept ans plus tard, son design n’a pas beaucoup évolué et il fait toujours bonne figure dans les universités et hautes écoles dans le monde.  Apple vend, chaque année, près de 5 millions de Macbook Air et il représente de 20 à 25% des ventes totales de Mac.

Les modèles haut de gamme, les MacBook Pro ont fait leur apparition en 2006. En 2008, Apple lance l’offensive des « Unibody » suite à l’événement du MacBook Air et décline ses notebooks en version 13, 15 et 17 pouces. Aujourd’hui encore, le MacBook Pro se veut être le fer de lance en matière de design, parfois au détriment des composants qui sont maintenant totalement soudés, voire collés à la carte mère. Le dernier MacBook de 12 pouces est un modèle d’intégration de composants, même la batterie est composée de plusieurs morceaux répartis dans le boitier.

Aujourd’hui, Apple est partout : Dans les ordinateurs, les téléphones, les tablettes, la télévision, les montres et on se demande qui va pouvoir freiner cette expansion gargantuesque.

Et vous, Apple, vous en pensez quoi ? On ouvre le débat ?

 

 

Bertrand Mahieu

Explorateur d'Internet depuis 1995 et toujours à la recherche de la prochaine terre promise connectée. Mangeur de chocolat, fan de cuisine, de rando et de Kindle.